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roman

  • Une Étude en Soie - Baskerville, Première Partie

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     Une étude en soie, Emma Jane Holloway, BragelonneAvant de reprendre mes différents dossiers universitaires, je souhaitais vous parler de ma dernière lecture : Une Étude en Soie, Baskerville, première partie d'Emma Jane Holloway, éditée chez Bragelonne cette année.

    En plein British Mysteries Month, c'était l'occasion de faire un petit clin d’œil à Lou qui organise ce challenge ainsi qu'aux blogueuses qui y participent.

    Je suis donc ravie de pouvoir partager cette petite contribution livresque aujourd'hui avant de reprendre le travail.

    Londres, 1888.
    "Les barons de la vapeur contrôlent l'Angleterre d'une main de fer. Mais si quiconque découvre qu'une jeune fille a réussi à allier les forces de la magie et de la mécanique, ses talents uniques pourraient lui valoir une condamnation à mort où l'emprisonnement à vie dans les laboratoires de Sa Majesté.
    Et ce n'est pas le seul danger qu'elle court : Evelina Cooper s'est lancée sur les traces d'un meurtrier pour protéger son amie.
    Après tout, qui de plus approprié pour mener l'enquête que la nièce de Sherlock Holmes?" Présentation éditeur

    Une belle couverture, et un si joli mélange d'ingrédients (époque victorienne, enquête, romance, magie, sans oublier quelques éléments steampunk et une petite pincée de Sherlock Holmes) ne fonctionnent pas toujours.
    J’espérais une lecture distrayante pour mes trajets quotidiens en bus et je ne suis pas déçue.

    J'ai passé de très bons moment en compagnie d'Evelina, de ses jouets  magiques, d'Imogen son amie, chez qui elle est invitée et des différents personnages présents dans ce romans : Nick rappelant à Evelina le monde des forains auquel appartient une partie de sa famille, Tobias le séduisant frère d'Imogen, appartenant à la haute société londonienne.

    De l'humour, une intrigue intéressante autour des luttes de pouvoir dans ce Londres victorien peuplé de personnages peu scrupuleux où la magie est une hérésie.

    Certains personnages ont leur part d'ombre et j'ai hâte de découvrir leur évolution dans la deuxième partie, que je me suis procurée ce matin. Sherlock Holmes est aussi contraint d'enquêter sur une affaire pour ne pas affecter la réputation de sa nièce. L'ensemble tient la route.

    Tout ce que je peux dire actuellement, c'est vivement la suite!logo, British Mysteries Month, Lou

  • Grégoire et le vieux libraire

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    En décembre dernier, Babelio m'a proposé la lecture de Grégoire et le vieux libraire de Marc Roger, édité chez Albin Michel en 2019.

    J'ai accepté, parce qu'une histoire de libraire, qu'il soit vieux ou jeune, ça ne se refuse pas.

    Marc Roger est lecteur public. Son nom ne m'est pas inconnu. Quand j'étais plus jeune, j'avais lu un article sur ses activités littéraires qui m'avait fascinée, je lui avais même écrit. Je pense que je dois toujours avoir sa réponse dans mes archives épistolaires.

    L'histoire...

    Grégoire, 18 ans travaille en maison de retraite, à la résidence Les Bleuets : en cuisine, à la buanderie ou pour distribuer le plateau de certains pensionnaires.   Il n'a pas le baccalauréat, n'aime pas lire et garde un mauvais souvenir de ses études mais Monsieur Picquier, surnommé le "Vieux Libraire", va l'initier au plaisir de la lecture à voix haute.
    Ce dernier atteint de la maladie de Parkinson a couvert de livres les murs de sa chambre: Trois mille livres qu'il a gardé sur les vingt-sept mille livres de sa librairie. La transmission est assurée.

    Mon avis

    J'ai trouvé la lecture agréable. Les chapitres ne font que quelques pages, c'est assez rythmé et ça se lit très vite.
    Les références littéraires s’intègrent bien dans le récit sans être assommantes. On ne tombe pas dans le pathos même si certains sujets sont douloureux. On y parle de la fin de vie, de la vieillesse, sujets bien lourds. Heureusement, on y trouve aussi un peu d'humour et de passion.

    Les personnages sont attachants : Grégoire prenant goût à la littérature, Dialika s'inquiétant pour Grégoire, Mr Picquier vivant sa dernière aventure par procuration.

    Contrairement à ce qu'on voit sur la couverture, je précise qu'aucun chat n'est présent dans l'histoire.

    Le ton du récit m'a parfois surprise, le style est direct, certains passages vraiment cocasses. Je repense à la lecture dans les tuyaux.
    On y dénonce des comportements et certaines manières de fonctionner des maisons de retraite.

    Une belle histoire de transmission, émouvante, avec un brin d'humour et par moment beaucoup de finesse. 

    Merci à Babelio et aux Éditions Albin Michel pour ce bon moment de lecture.

    Le Vieux Libraire s'est aussi invité chez Sharon

  • Le Passageur -1

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    Une couverture plus qu’intrigante, avec cette femme dans ce cimetière qui cache une partie de son visage...

    Le passageur, Le coq et l'enfant, tome 1, Andoryss, roman, fantastique, littérature jeunesse

    Andoryss

    Le Coq et l'Enfant, tome 1

    Éditions Lynks, 2018

    Matéo Soler sait que les fantômes existent. Il le sait parce que sa mère en a aidé des dizaines à trouver le repos, jusqu’à ce qu’elle-même meure, des années auparavant. Ce que le jeune garçon ne pouvait pas deviner, par contre, c’est qu’il hériterait de son pouvoir.

    Devenu Passageur à son tour, le voilà contraint de lutter contre un trushal odji, une âme affamée. Pour s’en libérer, Matéo n’a d’autre choix que de rejoindre l’âme dans son époque d’origine afin d’y apaiser sa mort. Mais alors qu’il est propulsé au temps de la Commune et au milieu des horreurs de la semaine sanglante, il comprend que sa tâche ne sera pas si facile… Quatrième le couverture.

    Préparez-vous à une histoire assez sombre, celle de Matéo, un jeune lycéen rejeté par son père, portant en lui une certaine culpabilité liée à la mort de sa mère et de sa soeur et méprisé par les autres, remplis de préjugés, lui reprochant son appartenance à la communauté des gens du voyage. Cette dernière ne se montre pas très compréhensive dans un premier temps mais c'est aussi sa famille.

    "Les gens du voyage comme les Passageurs, vivent l'Histoire tout en restant en dehors d'elle. [...] A cette époque comme à la mienne, mes semblables sont en dehors du monde, en tout cas sont traités comme tels. Page 256

    La découverte de son pouvoir n'est pas une heureuse surprise. Elle est plutôt vécue comme une horrible erreur car seules les femmes en principe peuvent en hériter. Bref, Matéo cherche sa place pouvant uniquement compter sur son grand-frère Diego, sa petite soeur Luisa et sur lui-même. Sa mission l'entraîne dans le passé. Qu'il le veuille ou non, en plus du lycée, il doit accomplir sa tâche pour sa survie, avec le risque de sombrer définitivement dans la folie.

    L'atmosphère est pesante. Tenter de faire passer les esprits d'un monde à l'autre et survivre pendant la Commune de Paris n'est pas une partie de plaisir. Beaucoup de sang versé, de cadavres, de fuite, bref un climat terrible.

    J'ai particulièrement apprécié le passage dans le cimetière du Père-Lachaise d'où est tiré l'extrait qui suit.  La jeune femme fantôme qui se manifeste, y chasse deux gardiens de cimetière. Des combats acharnés s'y sont déroulés pendant la Commune.

    "Dehors, une brise s'est élevée de nulle part, qui fait danser les feuilles en spirale le long des pavés. Mes poils se hérissent. Elle n'est pas allée seule au front. Ils sont légion. Les fantômes sont en action. [...]
    Des voix s'élèvent dans le vent, un concert diffus de plaintes, de rires, de pleurs et de cris. Les sons ont l'air de provenir de partout à la fois, et de nulle part en particulier. [...]

    Même pour moi, l'air se glace, et l'envie de fuir me tiraille, m'obligeant presque à me relever.
    La peur sourde des pavés, des pierres et des arbres, elle glisse entre les particules d'air, entre les brins d'herbe et les feuilles desséchées. Elle rampe en tentacules invisibles en direction des deux gardiens. Je la sens curieuse, amusée. La peur les connaît. Page 207

    J'ai aimé la dimension historique de ce roman, le lien entre le fantôme et Matéo ainsi que la manière dont le premier tome se termine. Un début de série prometteur.

    Challenge Halloween 2018, Halloween, logo

  • La main de la nuit

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    Aujourd'hui, pour notre rendez-vous "Plongez dans l'horreur avec un auteur", j'ai choisi de lire La main de la nuit de Susan Hill.

    La main de la nuit, Susan Hill, fantastique, lecture,

    Format Numérique

    Ce récit assez court, écrit à la première personne nous emmène dans la campagne anglaise. Adam Snow, "expert en livres rares et en manuscrits", se perd en voiture, voulant revenir sur Londres. Il découvre alors une maison abandonnée : La Maison Blanche.
    Intrigué, il descend de voiture, pousse la grille, s'approche du jardin. Pendant qu'il observe les lieux, il sent alors une petite main se glisser dans la sienne. Après son départ rien ne sera plus comme avant. Quelque chose le hante, une présence dont les intentions ne sont pas forcément bonnes.

    Les chapitres sont courts, l'histoire intrigue et c'est agréable à lire. La présence qui hante le personnage est inquiétante bien que ce soit celle d'un enfant.

    “C’est à cet instant qu’une peur effroyable s’empara de moi. Non la peur d’une chose en particulier mais la peur pure et simple, la peur et l’épouvante, comme si une onde glacée envahissait mon corps, enserrait mon torse jusqu’à me priver de souffle et engonçait de gel les muscles de mon visage.”

    L'ambiance est réussie, même s'il n'y a pas énormément de suspense et de frissons. On sait qu'il s'est passé quelque chose mais il faut être patient, le mystère ne s’éclaircit qu'à la fin.

    J'ai apprécié les différentes escapades dans la vie professionnelle d'Adam, la quiétude du monastère, le côté apaisant de l'endroit avec sa magnifique bibliothèque.

    La fin est prévisible mais c'est un bon moment de lecture. J'ai hâte de découvrir La dame en noir.

    Challenge Halloween 2018, Halloween, logo

  • Des papillons dans le coeur

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    Une couverture qui attire l’œil, un titre qui déborde de bons sentiments, j'ai choisi ma romance de l'été!

    Des papillons dans le coeur, Petra Hülsmann, éditions L'Archipel, roman, romance

    Petra Hülsmann

    Éditions L'Archipel, 2018

    Remettre tout à plat dans son existence, c'est ce que doit faire Lena, larguée juste avant son mariage par son fiancé, se retrouvant au chômage suite à une bourde irrémédiable. Happy birthday! Mais la vie continue, avec un plan d'action sans faille, l'aide de son frère Michel, de son amie Juli, notre héroïne va rebondir, trouver un petit boulot dans une librairie, un petit-ami, se rapprocher de son ami Ben, et vivre sa vie de trentenaire.

    J'ai lu ce roman d'une traite, me laissant happer par le sort de Lena, une jeune femme attachante qui cumule les bourdes. Les histoires des différents personnages s'entremêlent, on découvre certains pans de leur existence, Lena ayant un don pour découvrir les secrets des uns et des autres, essayant de les aider avec plus où moins de succès. Émotions et bonne humeur assurées.

    Ses relations amicales et amoureuses sont détaillées et évoluent tout au long du livre. Son parcours professionnel un peu chaotique est décrit avec humour.
    De la romance, des bons sentiments, c'était sous-entendu dans le titre alors impossible d'y échapper mais ça reste digeste à mon goût sinon ça m'aurait agacée.
    La relation qu'elle entretient avec son vieil ami Ben est un peu... tordue. Les vacheries fusent d'un côté comme de l'autre et les sentiments finissent par s'en mêler, sans surprise. Cohabitation compliquée!

    Pas de chat dans l'histoire (cf: couverture) mais une librairie qui devient un lieu de plus en plus sympathique au fil des pages.

    Pour être honnête, j'ai trouvé ce roman plaisant à lire et n'ai pas vu le temps passer. Le divertissement que j’espérais trouver avec cette lecture est au rendez-vous.

    Un roman feel-good, léger et plutôt drôle.

     Un grand merci à Mylène et aux éditions L'Archipel pour la découverte de ce roman.

  • La Dame en Rouge règle ses comptes

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     J'ai découvert La Dame en Rouge avec ce second volume.

    La Dame en Rouge règle ses comptes, Béatrice Bottet, roman, Paris, XIXè, voyance, littérature jeunesse
    Un petit mot sympathique et un joli marque-page pour accompagner la lecture de ce roman.

    Béatrice Bottet

    2018 - 414 pages - Roman Ado

    Déjà paru : Le Secret de la Dame en Rouge

    Merci à Babelio et aux éditons Scrinéo pour cette découverte.

    "Violette Baudoyer, alias Madame Euryale, est une voyante réputée du Paris du XIXe siècle. Dans les salons des beaux quartiers, elle voit dans l’eau la vie passée et les destins de tous ceux qui la consultent.

    Sous la coupe de madame Bouteloup et d’Ernest, qui ne la quitte jamais d’une semelle, Violette rêve à son indépendance. Elle voudrait tant vivre enfin libre, échapper à son père qui la recherche pour la marier à un hideux individu, et filer le parfait amour avec son amant Florimond, journaliste téméraire toujours à l’affût des nouvelles fraîches.
    Alors que Florimond enquête sur la mystérieuse disparition d’un sénateur, il rencontre une autre voyante – une rivale ? – qui a le don de converser avec les anges… Les dangers s’amoncèlent pour Violette…"

    Quatrième de couverture

    Qui irez-vous consulter cet été? Madame Euryale, l'hydromancienne ou Madame Anaël en contact avec les anges?

    Violette est une jeune héroïne sympathique. La voir incarner le personnage de Madame Euryale et tenir tête à son père m'a beaucoup amusée. L'univers de la voyance est intriguant, un peu mystérieux, avec tout un rituel pour chaque consultation, ça m'a plu aussi.

    La romance est digeste. Violette se languit parfois de son Florimond et inversement mais les nombreux rebondissements permettent de passer rapidement à autre chose et de se concentrer sur le sort de l'un ou de l'autre, à Paris et en Province.
    Si la plus grande menace de violette reste son père, Florimont, se retrouve vite dans le collimateur de sinistres personnages qui souhaitent en découdre d'une manière ou d'une autre.

    J'ai aimé le déroulement de l'intrigue, les différents points de vue des personnages et la fin un peu spectaculaire qui montre certaines figures sous un autre jour. La notion de famille est abordée de diverses manières et la confrontation finale est plutôt bien menée.

    Mon seul bémol, ce sont ces quelques paragraphes (deux chapitres à peine) qui règlent tout ce qui était en suspend et évoquent quelques évènements qui ont lieu par la suite.
    Je me plains quand ça s'éternise mais ça ne me convient pas non plus quand tout est classé en un tour de main. Certaines lectrices ont aimé ce final, je suis juste un peu moins enthousiaste.

    Ceci dit, ça reste une lecture très agréable et j'ai passé un bon moment.

  • Instabook #5 : Lombres, China Miéville

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    Lombres... Une "transville" de Londres, une prophétie qui ne se réalise pas, des quêtes qui n'ont aucun sens, une héroïne qui n'a pas été choisie ou "shwazzy" pour sauver la ville du Smog, des créatures étranges, bref une aventure bien déjantée!

    L'univers est original, au départ il faut s'accrocher un peu mais ça vaut le coup. :)

    Lecture en cours : 389 pages / 568 pages

  • Le Mystère Sherlock

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     Je pioche dans ma Pile A Lire avec ce titre qui me permet de me rapprocher de Sherlock Holmes même s'il ne compte pas pour le Mois Anglais.

    Le mystère Sherlock, J.M. Erre, roman, Sherlock Holmes

    J.M. Erre

    Pocket, 2013 pour la présente édition

    L'Hôtel Baker Street, en Suisse, proche des chutes du Reichtenstag où Sherlock Holmes aurait affronté Moriarty, accueille un congrès d'holmésologie pour nommer un nouveau titulaire pour la discipline mais les éléments se déchaînent et un tueur semble en vouloir aux dix congressistes qui disparaissent mystérieusement, les uns après les autres.

    Ce congrès n'est pas de tout repos! Les personnages sont caricaturaux, désagréables, tournés en ridicule jusqu'à leur dernier souffle, parfois grotesque : un vieux professeur un peu sénile, un autre qui entend la voix de Sherlock Holmes, une journaliste infiltrée, deux concurrentes acharnées, l'une chrétienne, l'autre adepte de la chirurgie esthétique... Je vous laisse le plaisir de découvrir les autres.

    Ce roman est un condensé d'humour noir et de situations burlesques. Le ridicule ne tue pas, mais pourtant la chambre froide fonctionne à plein régime! Est-ce un hasard? 

    J'ai bien aimé la lecture des journaux personnels des congressistes, jours après jours, partageant leurs impressions exagérées par une imagination débordante et un esprit perturbé tournant au délire romanesque. Leur passion pour Holmes est indéniable mais que d'inventions tordues pour obtenir cette fameuse chaire d'homésologie!

    Au final, c'est assez amusant, la fin vient titiller notre imagination. Il y a quand même anguille sous roche!

    Une lecture distrayante, un peu grinçante, qui évoque notre célèbre détective.