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roman

  • Le Passageur -1

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    Une couverture plus qu’intrigante, avec cette femme dans ce cimetière qui cache une partie de son visage...

    Le passageur, Le coq et l'enfant, tome 1, Andoryss, roman, fantastique, littérature jeunesse

    Andoryss

    Le Coq et l'Enfant, tome 1

    Éditions Lynks, 2018

    Matéo Soler sait que les fantômes existent. Il le sait parce que sa mère en a aidé des dizaines à trouver le repos, jusqu’à ce qu’elle-même meure, des années auparavant. Ce que le jeune garçon ne pouvait pas deviner, par contre, c’est qu’il hériterait de son pouvoir.

    Devenu Passageur à son tour, le voilà contraint de lutter contre un trushal odji, une âme affamée. Pour s’en libérer, Matéo n’a d’autre choix que de rejoindre l’âme dans son époque d’origine afin d’y apaiser sa mort. Mais alors qu’il est propulsé au temps de la Commune et au milieu des horreurs de la semaine sanglante, il comprend que sa tâche ne sera pas si facile… Quatrième le couverture.

    Préparez-vous à une histoire assez sombre, celle de Matéo, un jeune lycéen rejeté par son père, portant en lui une certaine culpabilité liée à la mort de sa mère et de sa soeur et méprisé par les autres, remplis de préjugés, lui reprochant son appartenance à la communauté des gens du voyage. Cette dernière ne se montre pas très compréhensive dans un premier temps mais c'est aussi sa famille.

    "Les gens du voyage comme les Passageurs, vivent l'Histoire tout en restant en dehors d'elle. [...] A cette époque comme à la mienne, mes semblables sont en dehors du monde, en tout cas sont traités comme tels. Page 256

    La découverte de son pouvoir n'est pas une heureuse surprise. Elle est plutôt vécue comme une horrible erreur car seules les femmes en principe peuvent en hériter. Bref, Matéo cherche sa place pouvant uniquement compter sur son grand-frère Diego, sa petite soeur Luisa et sur lui-même. Sa mission l'entraîne dans le passé. Qu'il le veuille ou non, en plus du lycée, il doit accomplir sa tâche pour sa survie, avec le risque de sombrer définitivement dans la folie.

    L'atmosphère est pesante. Tenter de faire passer les esprits d'un monde à l'autre et survivre pendant la Commune de Paris n'est pas une partie de plaisir. Beaucoup de sang versé, de cadavres, de fuite, bref un climat terrible.

    J'ai particulièrement apprécié le passage dans le cimetière du Père-Lachaise d'où est tiré l'extrait qui suit.  La jeune femme fantôme qui se manifeste, y chasse deux gardiens de cimetière. Des combats acharnés s'y sont déroulés pendant la Commune.

    "Dehors, une brise s'est élevée de nulle part, qui fait danser les feuilles en spirale le long des pavés. Mes poils se hérissent. Elle n'est pas allée seule au front. Ils sont légion. Les fantômes sont en action. [...]
    Des voix s'élèvent dans le vent, un concert diffus de plaintes, de rires, de pleurs et de cris. Les sons ont l'air de provenir de partout à la fois, et de nulle part en particulier. [...]

    Même pour moi, l'air se glace, et l'envie de fuir me tiraille, m'obligeant presque à me relever.
    La peur sourde des pavés, des pierres et des arbres, elle glisse entre les particules d'air, entre les brins d'herbe et les feuilles desséchées. Elle rampe en tentacules invisibles en direction des deux gardiens. Je la sens curieuse, amusée. La peur les connaît. Page 207

    J'ai aimé la dimension historique de ce roman, le lien entre le fantôme et Matéo ainsi que la manière dont le premier tome se termine. Un début de série prometteur.

    Challenge Halloween 2018, Halloween, logo

  • La main de la nuit

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    Aujourd'hui, pour notre rendez-vous "Plongez dans l'horreur avec un auteur", j'ai choisi de lire La main de la nuit de Susan Hill.

    La main de la nuit, Susan Hill, fantastique, lecture,

    Format Numérique

    Ce récit assez court, écrit à la première personne nous emmène dans la campagne anglaise. Adam Snow, "expert en livres rares et en manuscrits", se perd en voiture, voulant revenir sur Londres. Il découvre alors une maison abandonnée : La Maison Blanche.
    Intrigué, il descend de voiture, pousse la grille, s'approche du jardin. Pendant qu'il observe les lieux, il sent alors une petite main se glisser dans la sienne. Après son départ rien ne sera plus comme avant. Quelque chose le hante, une présence dont les intentions ne sont pas forcément bonnes.

    Les chapitres sont courts, l'histoire intrigue et c'est agréable à lire. La présence qui hante le personnage est inquiétante bien que ce soit celle d'un enfant.

    “C’est à cet instant qu’une peur effroyable s’empara de moi. Non la peur d’une chose en particulier mais la peur pure et simple, la peur et l’épouvante, comme si une onde glacée envahissait mon corps, enserrait mon torse jusqu’à me priver de souffle et engonçait de gel les muscles de mon visage.”

    L'ambiance est réussie, même s'il n'y a pas énormément de suspense et de frissons. On sait qu'il s'est passé quelque chose mais il faut être patient, le mystère ne s’éclaircit qu'à la fin.

    J'ai apprécié les différentes escapades dans la vie professionnelle d'Adam, la quiétude du monastère, le côté apaisant de l'endroit avec sa magnifique bibliothèque.

    La fin est prévisible mais c'est un bon moment de lecture. J'ai hâte de découvrir La dame en noir.

    Challenge Halloween 2018, Halloween, logo

  • Des papillons dans le coeur

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    Une couverture qui attire l’œil, un titre qui déborde de bons sentiments, j'ai choisi ma romance de l'été!

    Des papillons dans le coeur, Petra Hülsmann, éditions L'Archipel, roman, romance

    Petra Hülsmann

    Éditions L'Archipel, 2018

    Remettre tout à plat dans son existence, c'est ce que doit faire Lena, larguée juste avant son mariage par son fiancé, se retrouvant au chômage suite à une bourde irrémédiable. Happy birthday! Mais la vie continue, avec un plan d'action sans faille, l'aide de son frère Michel, de son amie Juli, notre héroïne va rebondir, trouver un petit boulot dans une librairie, un petit-ami, se rapprocher de son ami Ben, et vivre sa vie de trentenaire.

    J'ai lu ce roman d'une traite, me laissant happer par le sort de Lena, une jeune femme attachante qui cumule les bourdes. Les histoires des différents personnages s'entremêlent, on découvre certains pans de leur existence, Lena ayant un don pour découvrir les secrets des uns et des autres, essayant de les aider avec plus où moins de succès. Émotions et bonne humeur assurées.

    Ses relations amicales et amoureuses sont détaillées et évoluent tout au long du livre. Son parcours professionnel un peu chaotique est décrit avec humour.
    De la romance, des bons sentiments, c'était sous-entendu dans le titre alors impossible d'y échapper mais ça reste digeste à mon goût sinon ça m'aurait agacée.
    La relation qu'elle entretient avec son vieil ami Ben est un peu... tordue. Les vacheries fusent d'un côté comme de l'autre et les sentiments finissent par s'en mêler, sans surprise. Cohabitation compliquée!

    Pas de chat dans l'histoire (cf: couverture) mais une librairie qui devient un lieu de plus en plus sympathique au fil des pages.

    Pour être honnête, j'ai trouvé ce roman plaisant à lire et n'ai pas vu le temps passer. Le divertissement que j’espérais trouver avec cette lecture est au rendez-vous.

    Un roman feel-good, léger et plutôt drôle.

     Un grand merci à Mylène et aux éditions L'Archipel pour la découverte de ce roman.

  • La Dame en Rouge règle ses comptes

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     J'ai découvert La Dame en Rouge avec ce second volume.

    La Dame en Rouge règle ses comptes, Béatrice Bottet, roman, Paris, XIXè, voyance, littérature jeunesse
    Un petit mot sympathique et un joli marque-page pour accompagner la lecture de ce roman.

    Béatrice Bottet

    2018 - 414 pages - Roman Ado

    Déjà paru : Le Secret de la Dame en Rouge

    Merci à Babelio et aux éditons Scrinéo pour cette découverte.

    "Violette Baudoyer, alias Madame Euryale, est une voyante réputée du Paris du XIXe siècle. Dans les salons des beaux quartiers, elle voit dans l’eau la vie passée et les destins de tous ceux qui la consultent.

    Sous la coupe de madame Bouteloup et d’Ernest, qui ne la quitte jamais d’une semelle, Violette rêve à son indépendance. Elle voudrait tant vivre enfin libre, échapper à son père qui la recherche pour la marier à un hideux individu, et filer le parfait amour avec son amant Florimond, journaliste téméraire toujours à l’affût des nouvelles fraîches.
    Alors que Florimond enquête sur la mystérieuse disparition d’un sénateur, il rencontre une autre voyante – une rivale ? – qui a le don de converser avec les anges… Les dangers s’amoncèlent pour Violette…"

    Quatrième de couverture

    Qui irez-vous consulter cet été? Madame Euryale, l'hydromancienne ou Madame Anaël en contact avec les anges?

    Violette est une jeune héroïne sympathique. La voir incarner le personnage de Madame Euryale et tenir tête à son père m'a beaucoup amusée. L'univers de la voyance est intriguant, un peu mystérieux, avec tout un rituel pour chaque consultation, ça m'a plu aussi.

    La romance est digeste. Violette se languit parfois de son Florimond et inversement mais les nombreux rebondissements permettent de passer rapidement à autre chose et de se concentrer sur le sort de l'un ou de l'autre, à Paris et en Province.
    Si la plus grande menace de violette reste son père, Florimont, se retrouve vite dans le collimateur de sinistres personnages qui souhaitent en découdre d'une manière ou d'une autre.

    J'ai aimé le déroulement de l'intrigue, les différents points de vue des personnages et la fin un peu spectaculaire qui montre certaines figures sous un autre jour. La notion de famille est abordée de diverses manières et la confrontation finale est plutôt bien menée.

    Mon seul bémol, ce sont ces quelques paragraphes (deux chapitres à peine) qui règlent tout ce qui était en suspend et évoquent quelques évènements qui ont lieu par la suite.
    Je me plains quand ça s'éternise mais ça ne me convient pas non plus quand tout est classé en un tour de main. Certaines lectrices ont aimé ce final, je suis juste un peu moins enthousiaste.

    Ceci dit, ça reste une lecture très agréable et j'ai passé un bon moment.

  • Instabook #5 : Lombres, China Miéville

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    Lombres... Une "transville" de Londres, une prophétie qui ne se réalise pas, des quêtes qui n'ont aucun sens, une héroïne qui n'a pas été choisie ou "shwazzy" pour sauver la ville du Smog, des créatures étranges, bref une aventure bien déjantée!

    L'univers est original, au départ il faut s'accrocher un peu mais ça vaut le coup. :)

    Lecture en cours : 389 pages / 568 pages

  • Le Mystère Sherlock

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     Je pioche dans ma Pile A Lire avec ce titre qui me permet de me rapprocher de Sherlock Holmes même s'il ne compte pas pour le Mois Anglais.

    Le mystère Sherlock, J.M. Erre, roman, Sherlock Holmes

    J.M. Erre

    Pocket, 2013 pour la présente édition

    L'Hôtel Baker Street, en Suisse, proche des chutes du Reichtenstag où Sherlock Holmes aurait affronté Moriarty, accueille un congrès d'holmésologie pour nommer un nouveau titulaire pour la discipline mais les éléments se déchaînent et un tueur semble en vouloir aux dix congressistes qui disparaissent mystérieusement, les uns après les autres.

    Ce congrès n'est pas de tout repos! Les personnages sont caricaturaux, désagréables, tournés en ridicule jusqu'à leur dernier souffle, parfois grotesque : un vieux professeur un peu sénile, un autre qui entend la voix de Sherlock Holmes, une journaliste infiltrée, deux concurrentes acharnées, l'une chrétienne, l'autre adepte de la chirurgie esthétique... Je vous laisse le plaisir de découvrir les autres.

    Ce roman est un condensé d'humour noir et de situations burlesques. Le ridicule ne tue pas, mais pourtant la chambre froide fonctionne à plein régime! Est-ce un hasard? 

    J'ai bien aimé la lecture des journaux personnels des congressistes, jours après jours, partageant leurs impressions exagérées par une imagination débordante et un esprit perturbé tournant au délire romanesque. Leur passion pour Holmes est indéniable mais que d'inventions tordues pour obtenir cette fameuse chaire d'homésologie!

    Au final, c'est assez amusant, la fin vient titiller notre imagination. Il y a quand même anguille sous roche!

    Une lecture distrayante, un peu grinçante, qui évoque notre célèbre détective.

  • Ghachar Ghochar

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    J'aime beaucoup la littérature indienne et je suis toujours curieuse de découvrir de nouveaux titres, j'ai donc accepté avec plaisir cette proposition de lecture.

    Ghachar Ghochar, Vivek Shanbhag, roman, littérature indienne,

    Vivek Shanbhag

    Buchet Chastel, 2018

    Traduit du kannada en anglais

    "Le kannada encore appelé canarais est une ancienne langue dravidienne parlée dans l’État du Karnataka dans le sud de l’Inde". Wiki'

    "Un jeune homme, le narrateur, attend sa commande dans une coffee house de Bangalore. Tout est calme, en apparence, et l’ambiance indolente, pourtant notre homme est inquiet. Qu’est-ce qui le tourmente ainsi ?

    Dans une prose précise, maîtrisée et condensée, Ghachar Ghochar explore les mécanismes complexes d’une famille, celle du narrateur, clan modeste qu’un commerce peu regardant a soudainement propulsé dans un monde de riches.

    Cette opulence inattendue fragilise les rôles et l’identité de chacun, mettant à mal l’équilibre de la maisonnée.
    Les traditions vacillent, les luttes de pouvoir font rage, et tout devient ghachar ghochar, plonge dans un indescriptible chaos, un chaos que Shanbhag nous décrit avec délectation, subtilité et une douceur époustouflante". Présentation éditeur

    C'est un roman agréable à lire mais quelle drôle d'ambiance! Au début du récit, la famille est unie, dans l'entraide, la convivialité et le partage du peu qu'ils ont et tous semblent heureux dans leur petit maison, envahie par les fourmis.
    La nouvelle situation de Chikkappa (l'oncle paternel du narrateur), dans le commerce des épices, censée soulager financièrement la famille, n'aura pas que des effets bénéfiques, loin de là. Le déménagement puis la redistribution des rôles semble les isoler et les éloigner les uns des autres.

    Je me suis pas tellement attachée aux personnages, l'argent les pervertit, les rendant faibles ou agressifs et superficiels.
    Anita, l'épouse du narrateur semble être la seule à avoir encore la tête sur les épaules, désapprouvant le comportement de chacun, et affirmant haut et fort ses positions. Elle disparaît mystérieusement, l'auteur laissant le lecteur s'interroger à son sujet, la famille se refermant sur elle-même. 
    La derrière tirade du serveur du coffee shop ne fait que confirmer ce que j'imaginais.

    Malgré la petite déception de ne pas avoir une fin plus explicite, le Ghachar Ghochar prend quand même tout son sens, telle une fable sur les méfaits de l'argent facile, entraînant la perte des valeurs. A méditer.

    Merci à Babelio et aux éditions Buchet Chastel pour cette découverte originale.

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  • Les Délices de Tokyo

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    Ma soeur m'a prêté Les Délices de Tokyo de  Durian Sukegawa, que j'avais hâte de découvrir, n'ayant pas été convaincue par le film.

    Les Délices de Tokyo, Durian Sukegawa, roman, Japon, littérature japonaise
    Le Livre de Poche
    , 2017 pour la présente édition

    Prix des lecteurs, Sélection 2017

    « Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises.

    Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu'elle lui a fait partager. Présentation éditeur

    L'an dernier, j'ai eu l'occasion de visionner l'adaptation de ce roman, sans réellement l'apprécier. L'émotion n'était pas passée, le film m'avait semblé long et un peu décousu. J'étais déçue bien que l'histoire m'ait intéressée.

    La lecture est beaucoup plus enrichissante, de mon point de vue. Je me suis attachée aux personnages, l'histoire de Tokue m'a particulièrement touchée. C'est difficile et douloureux d'imaginer que des personnes aient pu être cloîtrées si longtemps à cause de la lèpre, rejetées et oubliées dans les sanatoriums.

    Et puis, j'ai envie de découvrir ces pâtisseries japonaises (ces petits pancakes fourrés) et de goûter cette fameuse pâte de haricot azuki confectionnée par Tokue et Sentaro. Une belle rencontre peut changer la vie, peut changer un homme, c'est ce que nous prouve d'une certaine manière ce récit émouvant, avec simplicité et poésie.

     Un roman à découvrir, si ce n'est pas déjà fait.

    logo, Un mois au Japon, Challenge

    Challenge organisé par Lou et Hilde avec le logo de Kobaïtchi