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inde

  • Ghachar Ghochar

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    J'aime beaucoup la littérature indienne et je suis toujours curieuse de découvrir de nouveaux titres, j'ai donc accepté avec plaisir cette proposition de lecture.

    Ghachar Ghochar, Vivek Shanbhag, roman, littérature indienne,

    Vivek Shanbhag

    Buchet Chastel, 2018

    Traduit du kannada en anglais

    "Le kannada encore appelé canarais est une ancienne langue dravidienne parlée dans l’État du Karnataka dans le sud de l’Inde". Wiki'

    "Un jeune homme, le narrateur, attend sa commande dans une coffee house de Bangalore. Tout est calme, en apparence, et l’ambiance indolente, pourtant notre homme est inquiet. Qu’est-ce qui le tourmente ainsi ?

    Dans une prose précise, maîtrisée et condensée, Ghachar Ghochar explore les mécanismes complexes d’une famille, celle du narrateur, clan modeste qu’un commerce peu regardant a soudainement propulsé dans un monde de riches.

    Cette opulence inattendue fragilise les rôles et l’identité de chacun, mettant à mal l’équilibre de la maisonnée.
    Les traditions vacillent, les luttes de pouvoir font rage, et tout devient ghachar ghochar, plonge dans un indescriptible chaos, un chaos que Shanbhag nous décrit avec délectation, subtilité et une douceur époustouflante". Présentation éditeur

    C'est un roman agréable à lire mais quelle drôle d'ambiance! Au début du récit, la famille est unie, dans l'entraide, la convivialité et le partage du peu qu'ils ont et tous semblent heureux dans leur petit maison, envahie par les fourmis.
    La nouvelle situation de Chikkappa (l'oncle paternel du narrateur), dans le commerce des épices, censée soulager financièrement la famille, n'aura pas que des effets bénéfiques, loin de là. Le déménagement puis la redistribution des rôles semble les isoler et les éloigner les uns des autres.

    Je me suis pas tellement attachée aux personnages, l'argent les pervertit, les rendant faibles ou agressifs et superficiels.
    Anita, l'épouse du narrateur semble être la seule à avoir encore la tête sur les épaules, désapprouvant le comportement de chacun, et affirmant haut et fort ses positions. Elle disparaît mystérieusement, l'auteur laissant le lecteur s'interroger à son sujet, la famille se refermant sur elle-même. 
    La derrière tirade du serveur du coffee shop ne fait que confirmer ce que j'imaginais.

    Malgré la petite déception de ne pas avoir une fin plus explicite, le Ghachar Ghochar prend quand même tout son sens, telle une fable sur les méfaits de l'argent facile, entraînant la perte des valeurs. A méditer.

    Merci à Babelio et aux éditions Buchet Chastel pour cette découverte originale.

    tous les livres sur Babelio.com
  • Beignets de lentilles épicés

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    Aujourd'hui, nous repartons en Inde avec des Masala vadai accompagnés d'un raïta de concombre.

    beignets de lentilles épicés, cuisine indienne, inde

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  • Poulet Tikka Masala

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    Aujourd'hui, nous repartons en Inde avec une recette de Poulet Tikka Masala empruntée à Béa du blog : Aux Bouquins Garnis.

    inde,poulet tikka masala,pâte de curry tikka masala maison,cuisine indienne

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  • Riz au lait parfumé à la cardamome

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    Aujourd'hui, je vous propose une petite étape en Inde avec un Kheer : un riz au lait parfumé à la cardamome.

    riz au lait, inde, cardamome

    D'après ce que j'ai pu lire, le kheer serait préparé pour des occasions importantes : fêtes et festivals mais  aussi dans les temples.

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  • La Colère de Kurathi Amman

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    Ce livre m'intriguait mais je ne m'attendais pas du tout à un tel contenu. Je vous laisse découvrir!

     Merci aux éditons Plon et à Babelio pour cette découverte de la rentrée littéraire.

    Collection Feux croisés, 2017

    Comment transformer un drame en fiction ? Pourquoi écrire sur une tuerie qui a eu lieu il y a plus de quarante ans en Inde et sur ses quarante-quatre victimes oubliées par l'histoire ?

    À travers les voix aussi diverses que celles des intouchables ou des propriétaires terriens, l'auteur décrit ce massacre, se plaçant sous le patronage de l'irascible déesse Kurathi Amman.

    Au-delà de l'émotion et de la colère provoquées par ces faits, l'auteur pose la question de la fiction et de ses limites en n'hésitant pas à malmener son lecteur. Ce roman tendu, entre rage contenue, lyrisme et humour grinçant, nous donne un aperçu des forces qui ont contribué à la création de l'Inde moderne. Quatrième de couverture

     J'ai assisté impuissante à ce bras de fer engagé entre propriétaires terriens et paysans pauvres des rizières, ayant rejoint le drapeau rouge pour tenter d'améliorer leurs conditions de travail et leurs conditions de vie.

    C'est une histoire violente sur fond politique, qui se passe dans un petit village, à la fin des années 60, où la corruption règne en maître, où on exploite les plus vulnérables et où le pire peut arriver.

    Le style est percutant, il y a parfois un peu d'humour, d'ironie et de provocation de la part de l'auteure mais l'ambiance reste extrêmement pesante, sous tension. La manière de présenter les évènements à travers des témoignages, et différentes sortes de sources reste originale.
    Meena Kandasamy s'adresse souvent à son lecteur, ce qui rend le récit vivant,  réel même s'il est précisé que ce roman est entièrement une œuvre de fiction. On a du mal y croire!

    Je me suis demandée pendant tout la lecture où elle voulait en venir, en nous racontant tout ça. Les personnages restent floues, on n'a pas suffisamment de détails à leur sujet. On sait juste que ce sont des hommes, des femmes, des enfants, appartenant à une famille, à un village, luttant pour leur survie. J'ai trouvé que c'était répétitif par moment, un peu long aussi.

    Les témoignages et les sources citées sont parfois insoutenables. C'est une plongée dans l'horreur avec des descriptions macabres, on y trouve le compte-rendu détaillé du médecin légiste. Peut-être une volonté de choquer le lecteur, en lui montrant l'étendue des atrocités et toutes ces injustices commises. On ne lui épargne rien et on ressent effectivement de la colère et un sentiment de révolte partagé avec ces paysans car leur combat est juste.

    Confronter différents points de vues sur un évènement est intéressant, dommage qu'ici ça manque de cohésion et ça reste confus, à mon sens.

    C'est une lecture déconcertante.

    Je vous conseille de lire le billet chez Atasi

  • Grand-père avait un éléphant

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    Lu pendant le Week-end à 1000, il est grand temps que je reprenne la rédaction de mes billets de blog!  Je vous emmène en Inde...

    Grand père avait un éléphant.jpg

    Vaikom Muhammad Basheer

    Points, 2012

    153 pages

    Du monde, Kounnioupattoumma ne sait rien, sinon que son grand-père avait un éléphant ! Fille de notables musulmans, elle est en âge d’être mariée. Pour sa mère, les prétendants ne sont jamais assez beaux, riches, puissants… surtout quand on songe à la splendeur passée de la famille. Hélas, la voici ruinée ! La jeune fille peut enfin prétendre à des jours meilleurs…

     J'ai suivi avec plaisir l'histoire de Kounnioupattoumma, jeune femme naïve mais attachante, vivant selon des principes religieux très stricts, respectés à la lettre par sa famille: une mère insupportable et un un père devenu violent.

    C'est sa rencontre avec les voisins, qui va faire basculer à nouveau leur destin. Amitié, Amour naissant, évolution des mentalités et si l'installation de latrines était la solution...

    "Kounnioupattoumma se demandait si l'homme qui allait l'épouser chevaucherait un éléphant le jour de ses noces."

    Un style est assez fluide, j'ai juste eu un peu de mal à entrer dans ce roman, dérangée au départ par la dimension religieuse de l'histoire. Par la suite, je n'ai plus ressenti de gêne particulière, trouvant la lecture agréable et assez originale. Les dernières lignes m'ont fait sourire. La mère a vraiment un sacré caractère et une conception bien personnelle de la dignité.

    Un joli conte sur l'honneur perdu et retrouvé.

  • Delhi Capitale

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    Passionnée par la culture et l'histoire de l'Inde depuis de nombreuses années, je me laisse souvent tenter par des titres qui évoquent ce pays: romans, essais, albums jeunesse ou BD.
    J'ai aussi une correspondante vivant à Delhi, je n'ai donc pas choisi ce livre par hasard, c'était l'occasion d'en apprendre davantage sur cette mégapole indienne.

    Delhi Capitale, Rana Dasgupta, inde, Delhi

    Rana Dasgupta
    Merci à Babelio et aux éditions Buchet . Chastel, 2016

    Delhi Capitale est un récit puissant et lyrique qui embrasse à la fois les origines et les implications de l’explosion urbanistique et démographique de Delhi.

    De capitale à capitalisme il n’y a qu’un pas, et c’est cette métaphore que file avec érudition et talent Rana Dasgupta : il dresse ici un portrait saisissant de la mégapole, et de l’arrogante classe aisée qui la domine aujourd’hui.

    [...] À la fois balade littéraire et réflexion philosophique, Delhi Capitale se démarque très nettement des récits de voyage comme des pamphlets militants pour développer une complexité de réflexion aussi vertigineuse que les espaces urbains évoqués.

     "Mars est le mois le plus joli à Delhi, il pare de floraisons immaculées les austères frangipaniers..."

    Certaines réalités de Delhi sont ici décryptées, à travers des témoignages (des discussions privées) et des analyses de l'auteur, tentant d'expliquer la manière dont elle a évolué, revenant sur les évènements marquants de son histoire, ses multiples traumatismes, évoquant le contexte politique, présentant une société contrastée, ayant évolué très vite. Trop vite? C'est une question qui est d'ailleurs soulevée.

    Une écriture de qualité, un contenu intéressant et sérieusement documenté, tout s'articule bien, c'est même assez prenant. Malgré mon intérêt pour les sujets abordés, la lecture m'a demandé une concentration  importante, tolérance presque zéro pour les distractions extérieures et il m'a fallu plusieurs semaines pour atteindre les dernières pages.

    J'ai ressenti le besoin de faire de nombreuses pauses, car c'est une lecture qui a un peu heurté ma sensibilité: de nombreux passages sont durs, poignants et ont provoqué tristesse et révolte intérieure pour ces populations manipulées et spoliées, pour tous les exclus, expropriés au nom de l'urbanisation et du capitalisme.
    Sensation de dégoût aussi devant la corruption, la violence urbaine ou celle faite aux femmes dans leur quotidien, et les existences médiocres de cette classe aisée vivant dans un luxe écœurant.
    Je n'ignorais pas toutes ces horreurs, mais entrer dans les détails, à travers des témoignages, ça prend vraiment aux tripes.

    L'auteur n'épargne pas le lecteur, mais il le fait avec une certaine objectivité, et incite à une profonde réflexion sur une variété de sujets.
    La beauté de Delhi s'efface presque devant ce portrait si pessimiste, de mon point de vue. J'attendais un peu plus de la conclusion, qu'elle vienne nuancer ce qui a été dit, en ouvrant d'autres perspectives. Je me suis finalement laissée porter par la Yamuna. 

    Découvrir Delhi sous cet angle était éprouvant par certains aspects mais captivant.

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  • Le pays des marées

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    Le pays des marées, Amitav Gosh, roman, littérature indienne, curry indien

    Amitav Gosh

    10/18, 2008 - 473 pages

    "Au nord-est de l'Inde, à l'embouchure du Gange et du Brahmapoutre, s'étend une vaste région parsemée d'îlots, hostile et déshéritée. On l'appelle les Sundarbans, le pays des marées.

    C'est là, entre terre et mer, que vont se rencontrer un citadin éduqué, un modeste pêcheur et une étudiante américaine fille d'émigrés. Trois destins étrangement liés, trois visages de l'Inde, trois regards croisés sur son histoire et son patrimoine.

    Figure majeure de la littérature indienne contemporaine, Amitav Ghosh esquisse le portrait d'un pays en pleine mutation, loin des clichés des grandes sagas bollywoodiennes mais avec un sens subtil du romanesque." Quatrième de couverture

    Une belle écriture, des personnages attachants, liés par un destin croisé, j'ai passé un très bon moment dans les Sundarbans, que ce soit dans le bateau de Fokir, ou avec Piya à la recherche des dauphins de l'Irrawaddy, parcourant le carnet de l'oncle de Kanai et découvrant la vie de Lusibari.
    J'ai trouvé l'histoire passionnante du début à la fin.

    Les relations entre les personnages sont pleine de finesse, nuancées, les sentiments, les émotions souvent contenue et la fin du livre imprévisible et touchante.

    De nombreuses thématiques sont abordées:

    - La préservation de la nature, magnifique et sauvage avec ses crocodiles, ses tigres, ses serpents, et les orcelles que Piya étudie avec passion.

    - Les conditions climatiques assez rudes, le pays est traversé par des tempêtes, des cyclones et vit au rythme des marées provoquant catastrophes humaines et matérielles.

    - L'existence de croyances locales côtoyant les différentes religions présentes en Inde. La légende de Bon Bibi en est le parfait exemple.

    - La condition des réfugiés, maltraités, appartenant à la caste des intouchables.

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    C'est un roman foisonnant, et très agréable à lire, une invitation au voyage et une excellente découverte.

    Merci à XL pour cette découverte dans le cadre de notre troc Livraddict.

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