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fantastique

  • Shirley Jackson

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     Je ne me suis pas plongée dans un roman de Shirley Jackson par manque de temps, mais je souhaitais quand même partager avec vous quelques petites découvertes et réflexions autour de son œuvre. 

     Présentation succincte

    Shirley Jackson est une romancière américaine spécialiste du récit fantastique et d'horreur, née en 1916 et décédée en 1965. Elle est l'auteure de plusieurs romans et de nombreuses nouvelles.

    Ses livres : Le Cadran solaire (The Sundial), La Loterie (The Lottery and Other Stories), Maison hantée / Hantise (The Haunting of Hill House) que j'ai lu il y a longtemps, Nous avons toujours vécu au château / Nous avons toujours habité le château (We Have Always Lived in the Castle)

    Adaptation

    La loterie, Myles Hayman, BD, Shirley Jackson

     ► Une adaptation BD de La Loterie par Myles Hyman, petit fils de Shirley Jackson, est sortie en 2016, chez Casterman.

    Dans un village de la Nouvelle-Angleterre, chaque année, au mois de juin, on organise la Loterie, un rituel immuable, où il est moins question de ce que l'on gagne que de ce que l'on risque de perdre à jamais. Présentation éditeur

    Je suis curieuse de découvrir cette BD.

     Réflexion sur le fantastique et sur les préjugés avec comme support une nouvelle de Shirley Jackon

    Chapitre 4 : Les enjeux du fantastique Le Fantastique,
    1- Genre subversif? / a- Subversion douce

    "Nous l'avons vu, avec le thème du fantôme, des femmes affirment, grâce à un basculement surnaturel, une voix différente, face aux préjugés masculins. Cela peut aller plus loin. De l'autre côté de la porte, une nouvelle de Shirley Jackson, montre une jeune fille sur le point de se marier. Elle se réjouit de cette entrée dans le monde des conventions, tout en paraissant se le reprocher : 

    On dirait que je cherche à paraître plus jolie que je ne le suis, rien que pour lui, pensa-t-elle avec dégoût en considérant son image.

    Tout bascule dans le cauchemar. Le fiancé ne se présente pas. Elle le cherche partout, en vain. Elle finit par entendre sa voix, fantôme, derrière la porte d'un grenier :

    Mais elle avait beau frapper inlassablement à la porte, jamais celle-ci ne s'ouvrit.

    La femme serait-elle destinée à rester éternellement à la porte? Le fantastique ne donne pas la réponse, plus à l'aise pour poser des questions que pour offrir des solutions.

    Certains créateurs néanmoins essaient de mettre le caractère décapant du genre au service de causes plus directement révolutionnaires." page 307 Millet Gilbert, Labbé Denis : Le Fantastique, Belin, Collection Sujets, 2005

     Sources

    Babelio : Shirley Jackson,

    Noosfere : Fiche Shirley Jackson

    Shirley Jackson's bio : Site

     

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  • Le Passageur -1

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    Une couverture plus qu’intrigante, avec cette femme dans ce cimetière qui cache une partie de son visage...

    Le passageur, Le coq et l'enfant, tome 1, Andoryss, roman, fantastique, littérature jeunesse

    Andoryss

    Le Coq et l'Enfant, tome 1

    Éditions Lynks, 2018

    Matéo Soler sait que les fantômes existent. Il le sait parce que sa mère en a aidé des dizaines à trouver le repos, jusqu’à ce qu’elle-même meure, des années auparavant. Ce que le jeune garçon ne pouvait pas deviner, par contre, c’est qu’il hériterait de son pouvoir.

    Devenu Passageur à son tour, le voilà contraint de lutter contre un trushal odji, une âme affamée. Pour s’en libérer, Matéo n’a d’autre choix que de rejoindre l’âme dans son époque d’origine afin d’y apaiser sa mort. Mais alors qu’il est propulsé au temps de la Commune et au milieu des horreurs de la semaine sanglante, il comprend que sa tâche ne sera pas si facile… Quatrième le couverture.

    Préparez-vous à une histoire assez sombre, celle de Matéo, un jeune lycéen rejeté par son père, portant en lui une certaine culpabilité liée à la mort de sa mère et de sa soeur et méprisé par les autres, remplis de préjugés, lui reprochant son appartenance à la communauté des gens du voyage. Cette dernière ne se montre pas très compréhensive dans un premier temps mais c'est aussi sa famille.

    "Les gens du voyage comme les Passageurs, vivent l'Histoire tout en restant en dehors d'elle. [...] A cette époque comme à la mienne, mes semblables sont en dehors du monde, en tout cas sont traités comme tels. Page 256

    La découverte de son pouvoir n'est pas une heureuse surprise. Elle est plutôt vécue comme une horrible erreur car seules les femmes en principe peuvent en hériter. Bref, Matéo cherche sa place pouvant uniquement compter sur son grand-frère Diego, sa petite soeur Luisa et sur lui-même. Sa mission l'entraîne dans le passé. Qu'il le veuille ou non, en plus du lycée, il doit accomplir sa tâche pour sa survie, avec le risque de sombrer définitivement dans la folie.

    L'atmosphère est pesante. Tenter de faire passer les esprits d'un monde à l'autre et survivre pendant la Commune de Paris n'est pas une partie de plaisir. Beaucoup de sang versé, de cadavres, de fuite, bref un climat terrible.

    J'ai particulièrement apprécié le passage dans le cimetière du Père-Lachaise d'où est tiré l'extrait qui suit.  La jeune femme fantôme qui se manifeste, y chasse deux gardiens de cimetière. Des combats acharnés s'y sont déroulés pendant la Commune.

    "Dehors, une brise s'est élevée de nulle part, qui fait danser les feuilles en spirale le long des pavés. Mes poils se hérissent. Elle n'est pas allée seule au front. Ils sont légion. Les fantômes sont en action. [...]
    Des voix s'élèvent dans le vent, un concert diffus de plaintes, de rires, de pleurs et de cris. Les sons ont l'air de provenir de partout à la fois, et de nulle part en particulier. [...]

    Même pour moi, l'air se glace, et l'envie de fuir me tiraille, m'obligeant presque à me relever.
    La peur sourde des pavés, des pierres et des arbres, elle glisse entre les particules d'air, entre les brins d'herbe et les feuilles desséchées. Elle rampe en tentacules invisibles en direction des deux gardiens. Je la sens curieuse, amusée. La peur les connaît. Page 207

    J'ai aimé la dimension historique de ce roman, le lien entre le fantôme et Matéo ainsi que la manière dont le premier tome se termine. Un début de série prometteur.

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  • La main de la nuit

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    Aujourd'hui, pour notre rendez-vous "Plongez dans l'horreur avec un auteur", j'ai choisi de lire La main de la nuit de Susan Hill.

    La main de la nuit, Susan Hill, fantastique, lecture,

    Format Numérique

    Ce récit assez court, écrit à la première personne nous emmène dans la campagne anglaise. Adam Snow, "expert en livres rares et en manuscrits", se perd en voiture, voulant revenir sur Londres. Il découvre alors une maison abandonnée : La Maison Blanche.
    Intrigué, il descend de voiture, pousse la grille, s'approche du jardin. Pendant qu'il observe les lieux, il sent alors une petite main se glisser dans la sienne. Après son départ rien ne sera plus comme avant. Quelque chose le hante, une présence dont les intentions ne sont pas forcément bonnes.

    Les chapitres sont courts, l'histoire intrigue et c'est agréable à lire. La présence qui hante le personnage est inquiétante bien que ce soit celle d'un enfant.

    “C’est à cet instant qu’une peur effroyable s’empara de moi. Non la peur d’une chose en particulier mais la peur pure et simple, la peur et l’épouvante, comme si une onde glacée envahissait mon corps, enserrait mon torse jusqu’à me priver de souffle et engonçait de gel les muscles de mon visage.”

    L'ambiance est réussie, même s'il n'y a pas énormément de suspense et de frissons. On sait qu'il s'est passé quelque chose mais il faut être patient, le mystère ne s’éclaircit qu'à la fin.

    J'ai apprécié les différentes escapades dans la vie professionnelle d'Adam, la quiétude du monastère, le côté apaisant de l'endroit avec sa magnifique bibliothèque.

    La fin est prévisible mais c'est un bon moment de lecture. J'ai hâte de découvrir La dame en noir.

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  • Carmilla (1872)

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    La fin de cette randonnée nous a donc entraîné(e)s vers un cimetière de campagne, isolé. Au détour d'une allée, je me penche pour lire une inscription. "Ci-gît"... Carmilla! C'est la 4ème étape de notre randonnée.

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    Joseph Sheridan Le Fanu

    Le Livre de Poche, Collection Libretti 2€, 2004 pour la présente édition

    Que découvre-t-on dans cette nouvelle?

    Un château éloigné occupé par un père, sa fille et quelques proches, un mal étrange qui s'empare des jeunes filles et les tue, une mystérieuse invitée...

    Pour commencer, l'ambiance est très réussie avec cette sensation d'isolement bien pesante, ce village abandonné dont on ne sait rien au départ, la proximité de la forêt. Le fait que ce soit une zone presque inhabitée n'est pas très rassurante. Pourtant je n'ai pas trouvé cette lecture très effrayante, j'avais même déjà un peu imaginé ce qui allait se produire, certains signes ne trompent pas une chasseuse de vampires expérimentée!

    Le style est assez fluide, la lecture agréable, j'ai découvert avec beaucoup de plaisir cette histoire de vampire, ayant été écrite avant Dracula de Bram Stoker.

    Laura, jeune fille plutôt solitaire, nous raconte donc sa rencontre avec l'intrigante Carmilla, véritable beauté empoisonnée.
    Concernant la relation un peu ambigüe entre les deux jeunes femmes, je dois dire que je la vois uniquement comme un moyen de séduction vampirique pour mieux attirer sa proie. Toute résistance étant impossible face à cette attraction démoniaque.

    [...] les scènes que je viens de décrire sont aussi nettes dans ma mémoire que les images isolées d'une fantasmagorie entourée de ténèbres. p32

    Je n'ai donc pas été spécialement surprise par les sentiments d'amour évoqués, par cette amitié excessive et dérangeante, liée à notre héroïne seule, un peu romanesque sous l'emprise de cette invitée et de sa nature diabolique.
    Il s'agirait d'une "métaphore implacable de l’amour interdit" voir résumé LLdP, il n'y a quand même pas de quoi échauffer les esprits. Une certaine sensualité se dégage de ce récit mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

    Cette nouvelle est courte, efficace grâce à son atmosphère et intéressante à découvrir si vous aimez les histoires de vampires à l'ancienne.

    Je n'ai qu'une envie: quitter rapidement cet endroit au cas où Carmilla reviendrait me chercher. Après tout, elle ne séduit que les jeunes femmes, j'ai peut-être de bonnes raisons de m'inquiéter.

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    Lou & Hilde

  • Le Palais de Minuit

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    Dans la PAL depuis quelques temps, j'ai décidé de le sortir pour le Mois Espagnol bien que l'histoire se passe en Inde.

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    Carlos Ruiz Zafon

    Mes lectures


    Calcutta, 1916, deux orphelins, des jumeaux: Sheere et Ben, sont séparés dés leur plus jeune âge pour assurer leur survie, et échapper à un démon lancé à leur poursuite.

    Réunis la veille de leur 16 ans, ils devront affronter les ombres du passé, avec l'aide de la Chowdar Society, une société secrète réunissant une bande d'amis de l'orphelinat où à vécu Ben.
    Ils devront ainsi découvrir et tenter de mettre un terme à la malédiction qui pèse sur les deux jeunes gens.

    Il s'agit d'un roman sur l'amitié et l'entraide, avec une intrigue fantastique qui m'a semblé assez captivante. Les personnages sont attachants, relativement doués (comme dans la plupart des romans ado),  l'histoire est bien menée et le point de vue adopté suscite l'intérêt:
    C'est un des membres de cette fameuse Chowdar Society, Ian, devenu adulte, qui nous raconte le souvenir des évènements qui ont eu lieu, les passages concernés sont alors en italique.

    L'atmosphère est assez inquiétante et présente aussi un côté dramatique avec l'accident du train. Beaucoup de flammes dans ce récit, le feu embrase littéralement notre histoire. Les adultes sont peu présents: la grand-mère et le directeur de l'orphelinat occupent des rôles secondaires. Quant au démon, il a un statut un peu à part, incarnant le mal, le côté obscure, si on peut dire.

    Pour finir, je ne suis pas déçue par le dénouement, au contraire, je ne m'attendais pas à ces révélations et je trouve que c'est parfaitement géré, sans pathos, ni exagération.

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    J'ai bien apprécié le style de l'auteur, ses descriptions, c'est un roman agréable à lire et un bon moment de lecture fantastique.

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    Un mois en Espagne avec Sharon

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  • La Maison au bord du Monde

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    Ce n'est pas encore Noël, après une petite pause blogosphèrique, je suis de retour avec une maison infernale: La Maison au bord du Monde de William H. Hodgson, édité chez Terre de Brume, en 2014.

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    203 pages

    18€

    Un étrange manuscrit trouvé par deux vacanciers près des ruines d'une maison...

    [...] "C’est l’histoire d’une maison abandonnée et maudite en Irlande, qui est le point de concentration d' hideuses forces souterraines et qui soutient le siège lancé par des monstres hybrides et blasphémateurs, issus d’abîmes insoupçonnables.
    L’esprit du narrateur qui voyage pendant d’interminables années-lumière à travers l’espace cosmique et les "Kalkpas" éternelles, assistant finalement à la désintégration du système solaire, constitue quelque chose d’assez unique dans la littérature." H.P. Lovecraft

    Entrez dans la maison...

    Je me suis laissée absorber par l'ambiance originale, étrange et effrayante de ce romans. Le témoignage du fameux manuscrit donne quelques sueurs froides: des créatures obligent le narrateur à se calfeutrer dans sa maison, l'atmosphère est malsaine avec cet horrible puits, et ce voyage cosmique dans un contexte de fin du monde. Vous êtes prévenus.

    L'ensemble est habilement ficelé, efficace, générant angoisse et inquiétude chez la lectrice, que je suis. 

    C'est bien écrit, captivant, m'obligeant à prendre tout mon temps pour découvrir l'histoire dans son intégralité. L'horreur de la situation s'est donc imprégnée chaque soir un peu plus, sans pour autant perturber mon sommeil.

    Le seul détail un peu risible, ce sont les créatures à visages porcins. Je ne sais pas pourquoi, je trouve qu'ils présentent un aspect presque comique mais derrière ces "masques", j'imagine quelque chose de plus épouvantable encore alors fini la rigolade, on peut se remettre à trembler sous les couvertures!

    Je retiendrai un passage: celui de l'écoulement du temps en accéléré, servi par de belles et terribles descriptions. C'est beau et horrible à la fois,  fascinant et tout en contradiction.

    Bref, c'est le genre de récit fantastique que j'apprécie, avec cette ambiance à la Lovecraft, et ses quelques frissons en option.

    A vous de voir si cette Maison au bord du Monde vous attire ou si vous préférez vous en tenir éloignés, car qui sait, après avoir lu ce manuscrit, de mauvais rêves pourraient bien venir vous hanter!

    Une chose est sûre, je meurs d'envie de découvrir d'autres textes de William H. Hodgson et je suis contente d'accueillir dans ma bibliothèque mon premier roman édité chez Terre de Brume, une maison d'édition située à Dinan.

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    Organisé par Sofynet et Hilde

  • La Légende d'Ercilia

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     Ce roman est arrivé pile au moment d'Halloween et je l'ai dévoré n'en faisant qu'une bouchée.

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    Christine Rato

    Nats Éditions, 2014

    157 pages

    Une malédiction lancée le soir d'Halloween et le cauchemar commence pour Morgane et ses amies. La sorcière Ercilia sortie de sa légende est bien décidée à les posséder chacune à leur tour mais comment s'en débarrasser?

    "AVERTISSEMENT
    Ne pas prononcer 13 fois
    l'incantation ci-dessous
    pour les raisons citées dans ce livre."

    On entre très facilement dans l'histoire racontée par Morgane, une collégienne de treize ans, qui nous explique comment sa vie est devenue un enfer, après cette fameuse soirée entre copines où elles ont invoqué, malgré elles la sorcière Ercilia. On retrouve le style d'écriture de l'adolescente, avec un langage assez familier, très direct, s'adressant parfois au lecteur avec une pointe d'humour.

    Par moment, pendant la lecture, j'ai repensé aux romans de la série Chair de Poule, à mes propres souvenirs d'ado, c'était plutôt agréable. Sinon, je n'ai pas vu le temps passer, aucune longueur ressentie.

    Un seul point négatif, je n'ai pas été convaincue par la solution trouvée pour échapper au maléfice de la sorcière, trop vite gérée à mon goût, mais le dénouement ne manque pas d'originalité, ce qui compense. Je reste sur une bonne impression.
     
    C'est un roman que j'ai pris plaisir à découvrir, une lecture fantastique et sympathique, avec peut-être quelques frissons en perspective pour les plus jeunes.

    Merci à Babelio et aux éditions Nats pour ce bon moment de lecture.

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    • Je vous invite à découvrir l'avis de Marinette

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     Lou et Hilde.

  • Derniers jours

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    Aujourd'hui, je vous propose de découvrir un roman d'Adam Nevill (auteur britannique), édité chez Bragelonne en 2014.

    Derniers Jours

    Derniers Jours

    451 pages

    Adam Nevill est aussi l'auteur de Rituel et d'Appartement 16.

    Il est considéré comme "la grande révélation du thriller surnaturel anglais".

    Avec une couverture pareille, difficile de passer à côté lorsqu'on a l'âme d'une chasseuse de fantômes. Lieux hantés, expériences paranormales, créatures démoniaques, c'est que je commence  à avoir un peu d'expérience littéraire, dans ce domaine.

    Je lis surtout ce genre d'histoires au moment d'Halloween, (d'ailleurs à ce propos Lou et moi préparons l’édition 2014, du Challenge Halloween, ce sera la 5ème édition), mais lorsque l'occasion se présente, comme avec cette opération Masse Critique de Babelio, je suis évidemment partante.

    Le Dernier Rassemblement, une secte qui a vu le jour en Angleterre, à Londres, à la fin des années 60, puis déplacée en France et enfin, aux États-Unis où elle deviendra Le Temple des Derniers jours et connaîtra une fin funeste, dans le désert en Arizona.
    Dirigée d'une main de fer par sœur Katherine, ex-détenue (tenancière de maison close), avide de richesse et de pouvoir, aurait-elle invoqué des démons pour servir sa cause?

    Kyle Freeman, réalisateur fauché, croit à une opportunité lorsque Max Solomon, le charge de tourner un film sur cette mystérieuse organisation, en interrogeant les rares survivants et en filmant les lieux, où ont vécu les fidèles mais très vite, le sentiment de ne pas être seul se fait sentir, des bruits suspects, une présence qui semble menacer sa propre vie, serait-il tombé dans un piège, que s'est-il vraiment passé?

    Ici pas de maison vraiment hantée mais des lieux chargés d'histoires, où des expériences surnaturelles ont été tentées, dans le passé et qui en ont gardé la trace. Une ambiance particulière, assez glauque, qui m'a faite frissonner, à plusieurs reprises.

    Des découvertes macabres, des créatures démoniaques,
    mais on ne tombe pas dans le gore, ni dans l'abus de descriptions obscènes, c'est plutôt un bon point.
    Je ne vous cache pas que certaine scènes sont assez effroyables mais à côté de celles d'Apparition de Graham Masterton (qui détient actuellement "la palme de la boucherie pas finasse et graveleuse"), elles font preuve d'une certaine finesse, si on peut dire.

    J'ai trouvé beaucoup de suspense, lié en partie à l'usage de la caméra subjective, on se croirait un peu dans un film, c'est assez prenant. L'auteur cite dans ses remerciements Le Projet Blair Witch et Paranormal Activity, ce n'est pas un hasard.

    L'intrigue est plutôt bien ficelées, parfois un peu complexe surtout à la fin, je pense notamment à un passage, j'ai dû m'accrocher car les explications étaient assez denses mais, ça m'a semblé cohérent.
    Je n'ai pas ressenti de longueurs, j'étais disposée à découvrir tous les détails, à me perdre dans les explications, les témoignages et les pensées, au détriment de l’action.

    De plus on découvre un contexte très intéressant, celui de la secte, plus riche que je n'imaginais, avec une dimension historique un peu inattendue, et un final assez surprenant, qui n'a rien de rationnel.

    Bref, une histoire plutôt bien menée (selon moi), des personnages intéressants, pour un bon moment de lecture.

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    Merci à Babelio et aux Éditions Bragelonne pour la découverte de cet auteur.

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