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biographie

  • Charles Dickens

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    biographie,charles dickens,marie-aude murailMarie-Aude Murail

    L'école des loisirs, Collection Médium, 2005 pour la première édition

    "En règle générale, la naissance des grands hommes se signale au reste de l'univers par le passage d'une comète dans le ciel. Le 6 février 1812, veille de la naissance du plus grand romancier de tous les temps, sa mère Elizabeth décide d'aller au bal. Faut-il y voir un heureux présage?"

    Ouvrier à douze ans, célèbre à vingt-quatre

    J'ai déniché ce roman dans la BCD de l'école où je fais quelques permanences à titre bénévole. On y trouve des tas de trésors et celui-là me faisait de l’œil depuis quelques temps.

    -> Voir le billet de Lou qui a aussi incité ma lecture.

    Ce livre, comme on peut s'y attendre, raconte la vie trépidante de Charles Dickens, de sa naissance à sa mort, son enfance, ses voyages, ses amours, ses qualités, ses travers aussi. J'ai appris beaucoup de choses.

    Découvrir les différentes facettes de l'auteur sous la plume de Marie-Aude Murail, dont j'ai l'habitude de lire les romans, m'a à la fois surprise et émue. Une belle biographie à découvrir.

  • L'univers d'Arthur Conan Doyle

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    Pour en savoir plus…

    Les romans ou recueils de nouvelles d'Arthur Conan Doyle que j'ai lu:

    Autres lectures sur le thème de Sherlock Holmes:

    Mes prochaines lectures:

     

    • Résurrection de Sherlock Holmes (1903)

    Je vous conseille d'aller consulter La Société Sherlock Holmes de France, c'est une mine d'informations sur l'univers du célèbre détective, l'Holmséologie vous donne une foule de détails sur les personnages, la chronologie par exemple, vous y trouverez également des textes en français et en anglais, une boutique...: http://www.sshf.com/ 

    Pour la première fois, je vous mets en ligne la biographie d'un auteur. Elle provient de l'Encyclopaedia Universalis qui est pour moi une source digne d'intérêt. Je l'ai trouvé particulièrement intéressante alors j'espère que vous prendrez plaisir aussi à la lire. Si, toutefois, vous constatez des erreurs au niveau des dates, n'hésitez pas à m'en faire part.

    Sir Arthur Conan Doyle (1859-1930)

    Écrivain britannique, créateur de Sherlock Holmes, sir Arthur était le petit-fils du célèbre caricaturiste John Doyle, neveu de Richard Doyle, cofondateur de la revue Punch, filleul du journaliste littéraire Michael Conan. Né à Édimbourg, dans une famille d’origine irlandaise, Arthur Conan Doyle fut élève de la grande Public School catholique de Stonyhurst, puis étudiant en médecine à l’université de sa ville natale. Partagé entre sa carrière médicale et sa vocation littéraire, le succès des premiers récits de Sherlock Holmes le décide, petit à petit, à vivre de sa plume. Pendant une quarantaine d’années, Conan Doyle s’impose à ses compatriotes, à la fois comme écrivain et comme personnalité. Grand voyageur, sportif d’une extraordinaire vitalité, patriote, justicier, philanthrope, et, vers la fin de sa vie, prédicateur de la cause spirite, il est alors indissociable de l’image de son pays.

    Écrivain, Conan Doyle a laissé une œuvre énorme et très diverse. Sa vocation, la plus consciente tout au moins, est celle d’un historien. Romancier, il s’est attaché à la peinture des relations franco-anglaises, d’abord pendant la période des guerres de Cent Ans, puis vers la fin du XVIIe siècle, enfin au cours des guerres napoléoniennes. Il prend pour modèle Walter Scott, auquel fait songer La Compagnie blanche, et, comme sources, des chroniqueurs français: Froissart, Monstrelet pour le Moyen Âge, Coignet ou Marbot pour l’épopée napoléonienne. Nul, mieux que lui, n’a contribué à faire connaître à ses contemporains l’histoire de France, à une époque où l’Entente cordiale est à l’ordre du jour. Comme chez Goethe, «poésie et vérité» inspirent les romans historiques, alors que les nouvelles — le cycle du brigadier Gérard, notamment — sont imprégnées d’un humour qui, pour le lecteur français, évoque celui d’un Alphonse Daudet. Historiographe, Conan Doyle a laissé deux histoires militaires: d’une part, celle de la guerre du Transvaal, partiellement fondée sur son propre témoignage et, d’autre part, celle de l’armée britannique en Belgique et en France, au cours de la Première Guerre mondiale. Cette dernière œuvre est le résultat d’une correspondance entretenue, pendant plus de quatre ans, entre l’écrivain et une centaine de chefs d’unités britanniques engagées sur le front. Le spiritisme, enfin, auquel Conan Doyle proclama son adhésion dans une intention de prosélytisme, fait, sous sa plume, l’objet de plusieurs ouvrages historiques et documentaires.

    Il va de soi que cette adhésion marque, chez un homme qui par ailleurs se donne comme le défenseur d’une méthodologie scientifique, un besoin de spiritualité correspondant non seulement à sa génération mais à sa tradition familiale et à sa personnalité essentiellement imaginative. Dans le domaine littéraire, le compromis entre l’histoire et la fiction s’accomplit dans une série de récits qui font de Conan Doyle l’un des pionniers de la science-fiction, ou, pour mieux dire, le Jules Verne britannique. Le Monde perdu (1912) est, à cet égard, non seulement un chef-d’œuvre, mais une œuvre exemplaire.

    Tel est l’arrière-plan sur lequel se détachent Sherlock Holmes, le docteur Watson, et leurs aventures. En dépit de leur célébrité, il serait absurde de voir en Conan Doyle le créateur du roman policier, ou même celui du déchiffreur d’énigmes. Quelles sont dès lors les raisons de cette célébrité? En premier lieu, ces aventures constituent un cycle de soixante récits, publiés, le premier en 1887, le dernier en 1927. Il y a là un extraordinaire phénomène de longévité littéraire, dont on ne trouverait de précédent que dans les anciennes légendes, relevant d’une tradition orale. En second lieu, le cycle holmésien est tout entier concentré sur la période édouardienne et joue, fort habilement, sur le mythe de l’Âge d’or (ou, ce qui revient au même, celui de la Belle Époque). Il repose sur une idéologie de la sécurité qui accrédite une évocation stylisée, mais combien précise et pittoresque de Londres à l’époque où coexistent encore le tube et les cabs! Enfin, l’intérêt des aventures, dont on oublie souvent le détail, cède le pas à l’évocation intimiste et humoristique des relations entre Holmes et Watson, fondées sur l’archétype du maître et du disciple.

    Le cycle holmésien a fait la fortune des médias (cinéma, télévision, publicité), il a suscité d’innombrables parodies, ainsi qu’une recherche humoristiquement érudite, qui, feignant de croire à la réalité historique des protagonistes, s’ingénie à leur découvrir des prolongements inédits. C’est à tort que l’on a pu dire de Conan Doyle qu’il «détestait» Sherlock Holmes, sous prétexte que la popularité de l’être de fiction dépassait celle de son inventeur. Mais il est vrai que l’écrivain accordait, personnellement, plus de valeur à ses œuvres «sérieuses», en désaccord parfois, sur ce point, avec ses éditeurs et la majorité de son public.

    Source: Encyclopaedia Universalis