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Essais, Guides, Récits de voyages

  • Sorcières : La Puissance invaincue des femmes

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    Aujourd'hui, enfourchons notre balai pour nous rendre au grand sabbat des sorcières. Halloween est le moment idéal pour parler de ces dernières, et Mona Chollet nous montre le lien existant entre celles qu'on accusaient de sorcellerie et les femmes contemporaines.

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    Mona Chollet

    Éditions Zones, 2018

    240 pages - Prix de l’essai Psychologies-Fnac 2019

    " Qu’elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure.
    La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ? [...]
    Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s’est développé alors tant à l’égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever. " Présentation éditeur

    J'ai beaucoup apprécié cet essai qui évoque la figure de la sorcière pour parler des femmes et essentiellement des femmes qui dérangent : La femme indépendante, la femme sans enfant et la femme âgée.

    J'ai trouvé cette lecture captivante. Elle nourrit ma réflexion sur différents sujets comme le diktat de l'apparence, les "petites" violences du quotidien (chez le médecin, le gynécologue...), certains mécanismes sexistes qui se mettent en place dés le plus jeune âge, faisant parfois écho à des choses personnelles.
    Déconstruire ces stéréotypes, ces mécanismes me semble vraiment important.

    Ce livre fait aussi réfléchir à nos choix de vie. Si la vie de sorcière est évidente pour certaines (et assumée), pour d'autres, chaque étape de l'existence amène de nouvelles interrogations, de nouveaux doutes. Mona Chollet ne prend pas en compte ces femmes-là, vivant à la frontière entre la vie de sorcière et la norme. Elles sont peut-être considérées comme des victimes, je ne sais pas. C'est dommage.
    Le modèle de la femme forte, indépendante, qui sait ce qu'elle veut, lui, est nettement valorisé dans son ouvrage.
    Elle évoque aussi les nombreuses femmes piégées dans des rôles qui ne leur conviennent pas toujours, générant une certaine souffrance. Elles ne sont plus des femmes mais des mères ou des épouses. C'est triste et un peu effrayant.

    La troisième partie sur les femmes âgées m'a beaucoup attristée aussi. Le regard porté sur les femmes de plus de quarante-cinq ans est juste consternant.

    C'est une lecture touchante et accessible dans l'ensemble qui invite à l'introspection.

    Un livre passionnant à mettre entre toutes les mains pour que la condition des femmes continue d'évoluer!

    Logo Challenge Halloween 2019c.jpg

    Le Challenge Halloween organisé par Lou et moi-même.

  • Portraits de Londres

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    Envie de partir à Londres, de découvrir les expériences de vie des londoniens, de voyager bien installé sur votre canapé? Ce livre s'y prête bien!

    thé glacé, portrait de Londres

    Amandine Alexandre
    Hikari Éditions, 2015

    Il contient des témoignages, des bonnes adresses, des informations sur la vie londoniennes et à destination des touristes.

    Les point forts :  Les portraits. Ils font entre cinq et sept pages en moyenne. C'est la partie lecture qui m'intéressait. Je ne cherchais pas un guide classique.
    Et je ne suis pas déçue, c'est passionnant à lire. On découvre des parcours de vie et de nombreuses informations sur Londres, sans complaisance.

    De nombreux sujets sont abordés comme la flambée du prix de l'immobilier, la réforme des droits universitaire (et les frais énormes demandés aux étudiants), l’embourgeoisement de certains quartiers...

    J'ai découvert le parcours d'un sapeur-pompier qui vit sur une péniche de la Tamise, celui d'une jeune restauratrice me faisant découvrir l'existence des "supper clubs" (des restaurants éphémères chez l'habitant), d'un trader sportif passionné de gastronomie japonaise qui propose de nombreuses adresses...

    Je me régale, je voyage, et je me replonge dans mes souvenirs personnels. Je note aussi intérieurement les bons plans pour mon prochain séjour!

    Portraits de Londres, Amandine Alexandre, Hikari EditionsPortraits de Londres, Amandine Alexandre, Hikari Editions
    Source illustrations : Hikari Éditions

    Ces portraits démarrent tous avec une photo et une petite présentation de la personne sur la page de gauche et sur la page de droite son top 3 des bonnes adresses (voir photos ci-dessus). Il n'est pas rare que plusieurs londoniens conseillent le même restaurant ou le même musée.
    Une fois le portrait terminé, on retrouve deux ou trois pages de bonnes adresses commentées.

    J'en suis à mon quatrième périple londonien mais j'ai à nouveau envie d'y retourner, j'ai encore tant de quartiers à découvrir, d'endroits à visiter. Je ne suis pas la seule à être follement attirée par Londres. Ma soeur et mon beau-frère ont aussi attrapé le virus et vous vous reconnaîtrez peut-être!

    Le fait de connaître un peu Londres m'a permis de vraiment apprécier cette lecture, et de m'y projeter. ♥

  • Berezina

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     Après avoir lu ce livre, vous aurez une idée bien précise de ce qu'est la Bérézina!

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    Sylvain Tesson

    Éditions Paulsen Guérin - Chamonix, 2015

    "En allumant le plafonnier d'un box, nous le découvrîmes, vert kaki, prêt à nous projeter dans un fossé biélorusse : notre side-car. [...] Ces machines sont des fleurons de l'industrie soviétique. Elles promettent l'aventure. On ne sait jamais si elles démarreront et, une fois lancées, personne ne sait si elles s'arrêteront. " page 31-32

    Je me suis laissée embarquer avec plaisir dans ce périple napoléonien en side-car. Évidemment ce n'est pas de tout repos, un poil suicidaire même, mais grisant et en ce moment, j'ai soif d'émotions fortes!

    L'écriture de Sylvain Tesson m'a fait beaucoup de bien, j'apprécie son style.  Et puis, cette immersion historique m'a aussi un peu ravivé la mémoire, car je n'avais plus du tout en tête cette campagne de Russie.

    "Napoléon n'aurait jamais dû s'approcher de la splendeur de Moscou. Il s'y brûla les yeux. Il y a comme cela des beautés interdites. En stratégie comme en amour: se précautionner de ce qui brille". page 37

    Ce qui frappe le plus, c'est cette plongée dans l'horreur, cette Grande Armée prisonnière de l'hiver russe. Les images les plus cauchemardesques restent en tête.

      | ***** |

    Malgré tout, la lecture demeure agréable et cette folle épopée a effectivement quelque chose de réjouissant, c'est indéniable. Un bon moment de lecture permettant de revivre un épisode marquant de l'Histoire.

     "Ce voyage était certes une façon de rendre hommage aux mânes du Sergent Bourgogne et du prince Eugène, mais aussi une occasion de se jeter de nids-de-poule en bistrots avec deux de nos frères de l'Est pour sceller l'amour de la Russie, des routes défoncées et des matins glacés lavant les nuits d'ivresse." page 93

    Du même auteur...

    Dans les forêt de Sibérie

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  • Delhi Capitale

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    Passionnée par la culture et l'histoire de l'Inde depuis de nombreuses années, je me laisse souvent tenter par des titres qui évoquent ce pays: romans, essais, albums jeunesse ou BD.
    J'ai aussi une correspondante vivant à Delhi, je n'ai donc pas choisi ce livre par hasard, c'était l'occasion d'en apprendre davantage sur cette mégapole indienne.

    Delhi Capitale, Rana Dasgupta, inde, Delhi

    Rana Dasgupta
    Merci à Babelio et aux éditions Buchet . Chastel, 2016

    Delhi Capitale est un récit puissant et lyrique qui embrasse à la fois les origines et les implications de l’explosion urbanistique et démographique de Delhi.

    De capitale à capitalisme il n’y a qu’un pas, et c’est cette métaphore que file avec érudition et talent Rana Dasgupta : il dresse ici un portrait saisissant de la mégapole, et de l’arrogante classe aisée qui la domine aujourd’hui.

    [...] À la fois balade littéraire et réflexion philosophique, Delhi Capitale se démarque très nettement des récits de voyage comme des pamphlets militants pour développer une complexité de réflexion aussi vertigineuse que les espaces urbains évoqués.

     "Mars est le mois le plus joli à Delhi, il pare de floraisons immaculées les austères frangipaniers..."

    Certaines réalités de Delhi sont ici décryptées, à travers des témoignages (des discussions privées) et des analyses de l'auteur, tentant d'expliquer la manière dont elle a évolué, revenant sur les évènements marquants de son histoire, ses multiples traumatismes, évoquant le contexte politique, présentant une société contrastée, ayant évolué très vite. Trop vite? C'est une question qui est d'ailleurs soulevée.

    Une écriture de qualité, un contenu intéressant et sérieusement documenté, tout s'articule bien, c'est même assez prenant. Malgré mon intérêt pour les sujets abordés, la lecture m'a demandé une concentration  importante, tolérance presque zéro pour les distractions extérieures et il m'a fallu plusieurs semaines pour atteindre les dernières pages.

    J'ai ressenti le besoin de faire de nombreuses pauses, car c'est une lecture qui a un peu heurté ma sensibilité: de nombreux passages sont durs, poignants et ont provoqué tristesse et révolte intérieure pour ces populations manipulées et spoliées, pour tous les exclus, expropriés au nom de l'urbanisation et du capitalisme.
    Sensation de dégoût aussi devant la corruption, la violence urbaine ou celle faite aux femmes dans leur quotidien, et les existences médiocres de cette classe aisée vivant dans un luxe écœurant.
    Je n'ignorais pas toutes ces horreurs, mais entrer dans les détails, à travers des témoignages, ça prend vraiment aux tripes.

    L'auteur n'épargne pas le lecteur, mais il le fait avec une certaine objectivité, et incite à une profonde réflexion sur une variété de sujets.
    La beauté de Delhi s'efface presque devant ce portrait si pessimiste, de mon point de vue. J'attendais un peu plus de la conclusion, qu'elle vienne nuancer ce qui a été dit, en ouvrant d'autres perspectives. Je me suis finalement laissée porter par la Yamuna. 

    Découvrir Delhi sous cet angle était éprouvant par certains aspects mais captivant.

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  • Les livres prennent soin de nous

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    Aujourd'hui, je vous propose de laisser ce livre prendre soin de vous.

    Les livres prennent soin de nous.jpg

    Pour une bibliothérapie créative

    Régine Detambel

    Actes Sud, 2015


    Régine Detambel explique le développement de la bibliothérapie ("soigner par le livre"), partageant son point de vue, des pistes de réflexion, quelques références et anecdotes personnelles.

    Ce concept m'intéresse depuis plusieurs années, pour des raisons professionnelles mais aussi personnelles.
    Je suis convaincue que certains livres ont des effets bénéfiques sur les personnes. Ils peuvent  être un refuge, une sorte de seconde famille, aider dans le cas de troubles anxieux ou dépressif et même permettre  d'apaiser un peu les tensions avec des enfants ayant des troubles du comportement.

    "Certaines lectures raniment. Certains écrits raniment. Dans la détresse physique, le handicap ou la grande vieillesse, le livre permet d'élaborer ou de restaurer un espace à soi." p28

    "Lire est un moyen de résister à l'exclusion, à l'oppression. [...] Les histoires réparent; dans un livre on est toujours chez soi. p85


    J'ignorais qu'un livre pouvait être prescrit, un peu comme un médicament (une prescription littéraire ça paraît amusant) mais ses effets sont tellement variables d'un individu à l'autre, sans oublier les effets secondaires: palpitations, sueurs froides, encore faut-il bien choisir.  Certains livres sont agréables à lire mais tous ne font pas forcément de bien.
    En ce qui me concerne, je retiendrai surtout l'importance de la poésie, du rythme, et de la confrontation à des situations similaires qui permet alors de se projeter.

    Et puis, il faut à mon avis aimer les livres pour leur donner une chance de vous aider, y croire un peu, ça paraît incontournable.

    "Un livre est donc cela: un cérémonial de guérison magique." p51

    Ce petit livre se lit presque d'une traite et conforte donc mon point de vue.

    Il me donne aussi envie:

    • - de m'informer davantage sur la bibliothérapie, de me former.
    • - de créer mes propres listes de titres, ceux qui m'ont aidé à un moment donné.
    • - de coller plus souvent des marqueurs autocollants dans mes livres pour retrouver facilement les citations. Les recopier serait aussi bénéfique.
    • - de lire plus souvent à  haute voix.
    • - de choisir une sélection de poèmes que j'apprécie et de les relire de temps en temps.
    • - d'expérimenter la bibiothérapie dans mon travail, en choisissant des livres qui pourraient aider l'enfant que j'accompagne.
    • - d'écrire de manière régulière. Je tiens déjà un journal de bord dans le cadre de mon travail. J'ai un peu abandonné le journal intime et ne le reprend qu'occasionnellement. Le besoin d'écrire se fait surtout sentir dans les moments difficiles.

    "De plus, lire propose de nouvelles interprétations du monde, change le monde. " p53

    J'espère sincèrement que lire peut changer le monde. En tout cas, il change parfois mon monde, et c'est peut-être déjà pas si  mal.

     Une lecture enrichissante, stimulante à mon sens pour tous ceux qui aiment les livres, et s'intéressent à leurs effets.

  • Dans les forêts de Sibérie

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    Ce livre m'attirait depuis Noël, mais je n'ai ressenti le besoin de m'isoler dans cette cabane en Sibérie que fin janvier. On est déjà au mois de mars, je n'ai pas vu les semaines passer, le Printemps approche, c'est peut-être le moment d'en sortir.

    Dans les forêts de Sibérie.jpg

    Sylvain Tesson

    Folio, Gallimard, 2014

    Prix Médicis Essai 2011

     Février - Juillet 2010

    Sylvain Tesson a passé six mois dans une cabane en Sibérie. Il nous raconte la vie sauvage, la solitude, nous parle de ses lectures, entre une partie de pêche, quelques pages d'un livre et deux gorgées de vodka. 

    C'est un journal de bord, au rythme particulier, assez lent, chaque journée se ressemblant un peu. J'ai senti assez vite qu'il me faudrait du temps, que je ne pourrais pas le lire d'une traite, enchaîner les journées les unes après les autres. Il m'a donc fallu plusieurs semaines pour le lire, savourer les réflexions de l'auteur et apprécier son écriture, son quotidien, sans m’essouffler.

    Dans l'ensemble ça m'a plutôt fait du bien comme lecture. Je trouve que ce récit donne à la fois envie de se ressourcer et de partir à l'aventure.
    Malgré une ou deux remarques un peu agaçantes en début d'ouvrage (une sur les polars, et une autre que je ne parviens pas à retrouver), l'auteur a attiré ma sympathie, dévoilant ses penchants, ses peines, ses pensées, avec  parfois beaucoup d'humour.
    Certains passages m'ont touchée, d'autres sont simplement beaux, un peu poétiques, d'autres encore font réfléchir aux travers de notre société. La cabane en Sibérie, symbolise une certaine forme de liberté, parfois enviable.

    Je ne lis pas souvent d'essais mais j'ai apprécié cette expérience de lecture et ça me plairait de découvrir d'autres livres de Sylvain Tesson.

    Ce dernier ayant eu un grave accident, je l'ai découvert un peu par hasard après avoir terminé le livre, je souhaitais terminer ce billet en partageant cet article: Sylvain Tesson: "La mort n'a pas voulu de moi".

    En espérant bientôt repartir à l'aventure...

  • Au pays des hommes-fleurs

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    Au pays des hommes-fleurs.jpg

    avec les chamans des îles Mentawai

    Raymond Figueras

    2010 aux Éditions Transboréal

    Carte océan indien.jpgNous partons aujourd'hui en voyage, direction l'île de Siberut, dans l'archipel des Mentawai, en Indonésie. Raymond Figueras nous emmène à la découverte d'une communauté au mode de vie traditionnel et ritualisé par une liturgie animiste où les célébrations chamaniques rythment la vie quotidienne.

    Il nous fait également découvrir des contrées sauvages, ces forêts parfois hostiles qu'il traverse et où vivent pourtant ces clans d'hommes tatoués, ces familles en harmonie avec la nature, vivant de chasse, de cueillette, de sacrifices animaliers et dont l'existence semble pourtant menacée. 

    "Raymond Figueras a séjourné à cinq reprises auprès des habitants de l'île de Siberut, aux confins de l'archipel indonésien".

    L'envie de voyager, m'a poussée vers cette maison d'édition  dont plusieurs titres me tentaient. J'aurais pu partir en Mongolie (Sous les yourtes de Mongolie de Marc Alaux) ou faire une traversée du Canada et de l'Alaska (Sous l'aile du Grand Corbeau d'Emeric Fisset) mais Obiwi a décidé de m'envoyer en Indonésie, et je ne regrette pas. 

    Livre Mentawai.jpg

    "Une beauté antique et sauvage"

    Ce livre se lit évidemment plus lentement qu'un roman mais il est  bien écrit et reste, je pense, assez accessible. Il faut évidemment s'adapter au vocabulaire, être prêt à plonger dans cette culture inconnue et essayer d'entrevoir des scènes pouvant parfois dépasser nos connaissances et notre imaginations. C'est ce que j'ai parfois ressenti au cours de la lecture.

    Nos conceptions occidentales sont à des années lumières de celles des Mentawai, proches de la nature, des esprits, des mythes, où "thérapie et magie vont de pair", où le collectif (=le clan) prime sur l'individu.

    C'est fascinant!

    Et, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la vie de cette communauté dont émane une certaine sagesse, imposant le respect et dont on ne peut qu'espérer la survie, ce qui est loin d'être acquis et reste bien triste.

    "Les signes distinctifs qui gardent le corps de leurs pères sont pourtant essentiels. Ils sont depuis toujours l'écriture de leur esprit. Ils content l'histoire de leur existence au monde, le monde de la forêt originelle. L'abandon de ces livres humains, signera une fois de plus, la perte irrémédiable, d'une bibliothèque unique."

    J'ai trouvé ce récit passionnant. Merci à Obiwi pour cette découverte aussi enrichissante que dépaysante.

    Challenges récits et carnets de voyage.JPG

    organisé par Tiphanya.