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littérature - Page 6

  • Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

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    Jonas Jonasson
    Un livre audio lu par Philippe Résimont

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    Les bienfaits du livre audio en vacances
     
    Sur la route des vacances, au bord d'une piscine, à la plage, ou même tranquillement chez soi, avec ou sans casque, écouter un livre audio est reposant et agréable. C'est laisser quelqu'un vous raconter une histoire, ça a beaucoup de charme. L'immersion est immédiate et à moins de ne pas apprécier ce qu'on vous raconte, ça reste un moment de détente privilégié.
     
    C'est aussi l'unique solution pour éviter de malmener votre estomac en voiture. L'effet de somnolence ne me semble pas plus important qu'avec un livre à la main. Quand les paupières deviennent lourdes, c'est fatal pour tout le monde, la sieste s'impose. Après tout, c'est les vacances!
     
    Allan Karlsson né en Suède en 1905, décide de s'évader de la maison de retraite où il doit fêter son centième anniversaire. Dans son périple, il va s'emparer d'une mystérieuse valise orange et partir en cavale avec des compagnons de routes plus ou moins recommandables. Mais l'ancêtre a un vécu hors du commun, il a côtoyé de grands hommes politiques à son époque, fait exploser pas mal de choses, voyagé jusqu'en Russie et participé malgré lui à l'Histoire avec un grand H de 1929 à 1982.
     
    J'ai pris un plaisir fou à écouter le roman de Jonas Jonasson alors que j'avais buté sur sa lecture, l'an dernier. C'est très bien lu, et les douze heures d'écoute (environ) restent agréables du début à la fin. Les différentes voix prises par le lecteur sont parfois très drôles.
     
    L'histoire d'Allan Karlsson est passionnante. J'ai particulièrement apprécié la manière dont s'enchevêtre sa vie avec l'Histoire. Beaucoup d'humour, des situations vraiment cocasses, parfois dramatiques mais prenant des tournures totalement inattendues. On va de surprises en surprises et je n'ai pas pu résister au sens de la convivialité d'Allan. Des personnages aux caractères bien trempés, qui deviennent particulièrement attachants tout au long du récit.

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    J'aurais juste une petite réserve à émettre sur la version de l'histoire divulguée à la fin. C'est un peu énorme mais ça ne m'a pas empêchée de passer de bons moments.
     
    Un grand merci à Audiolib pour la découverte de ce titre. Personnellement, ça me donne envie d'en découvrir d'autres! Et vous?
  • L'hôtel hanté

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    Wilkie Collins

    Collection La crème du crime

    Sol 90 Publishing pour Ouest-France

    Londres, en 1860, la comtesse Narona est sur le point d'épouser Lord Montbarry, anciennement engagé à Agnès Lockwood. Quelques mois plus tard, le Lord meurt brutalement dans sa demeure à Venise, son courrier disparaît et le palais est transformé en hôtel de luxe mais des phénomènes étranges se produisent dans certaines chambres et la vérité n'est pas loin d'être découverte.

    Ma première rencontre avec Wilkie Collins s'est bien passée!

    Il s'agit d'une histoire de famille avec une galerie de personnages assez importante. J'ai eu quelques difficultés à me souvenir de tout le monde, mais ça n'a pas dérangé le bon déroulement de ma lecture.

     Mon inquiétude principale concernait le style narratif de ce roman et je n'ai eu aucun mal à m'y habituer. C'est plaisant à lire, bien que ce soit assez lent et les courts chapitres s'enchaînent sans difficulté.

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    L'ambiance est particulière, parfois à la frontière du surnaturel. Le suspense s'intensifie à l'approche du dénouement avec angoisse et horreur. On sait que quelque chose va se produire mais ça reste bien mystérieux jusqu'au bout et tant mieux!

    Une découverte qui ne manque pas d'intérêt.


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    Le deuxième dimanche du mois, c'est Victorien! chez Arieste

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     Détectives Lou et Hilde en action!

  • D'acier

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    Ciao! Aujourd'hui, je fais escale à Piombino, ville italienne de Toscane, comptant 35000 habitants et faisant face à l'Île d'Elbe. Je viens d'ouvrir D'Acier de Silvia Avallone, et j'ai rendez-vous avec Anna et Francesca, deux adolescentes de presque quatorze ans, des amies d'enfance, très liées, qui jouent les starlettes provocatrices dans leur quartier défavorisé avec vue sur la mer.

    La région abrite plusieurs grands sites industriels dont l’aciérie où travaille le frère d'Anna mais l'avenir est incertain: drogue, chômage, pauvreté. Le père de Francesca, obsessionnel, aimerait cloîtrer sa fille qui devient de plus en plus belle, celui d'Anna trempe dans les magouille pour tenter d'échapper au quotidien et dans ce contexte de misère sociale où les frontières entre l'amitié et l'amour deviennent floues, les destinées individuelles restent imprévisibles, parfois cruelles et violentes.

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    Malgré mon agacement pour le côté "bimbos" très prononcé de nos deux adolescentes, presque intouchables en apparence, j'ai été séduite par cette écriture qui n'y va pas quatre chemins. Les descriptions du quotidien sont parfois féroces et le joli modèle italien se fissure, vole en éclat sous la plume de Silvia Avallone. On trouve, en effet, matière à réflexion sur la réalité sociale italienne. Je n'avais pas le recul nécessaire pour l'appréhender mais le billet de Rue 89, m'a permis de mieux comprendre ce que l'auteur a voulu faire passer comme message, sur la condition des femmes et de la classe ouvrière en Italie.

    La lecture reste agréable, étonnante, touchante, c'est sans forcer qu'on atteint la dernière page malgré quelques longueurs, une certaine lenteur dans l'évolution des sentiments qui ne m'a, d'ailleurs pas toujours semblé très cohérente. Un roman plein de sensualité aussi, fort, un peu violent, bref à tenter. 

    Je me pencherai bien sur la littérature italienne, que je ne connais pas. J'ai lu il y a quelques années un recueil de nouvelles très étranges: Olga de Rosetta Loy, mais ces histoires m'avaient un peu dérangée, c'était assez malsain. Addio!!

  • Le caveau de famille

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    C'est l'été, vous étouffez sous les 40°, n'allumez plus très souvent votre ordinateur car il produit autant de chaleur que le four qui cuit vos cookies alors pour tenter de vous rafraîchir, je vous emmène faire une petite virée en Suède, à la campagne, en compagnie de Benny et Désirée. J'ai pensé que dans Le caveau de famille de Katarina Mazetti, on pourrait s'y sentir bien, au frais, pour un bout de temps, enfin, c'est ce que je croyais.

    Si vous ne connaissez pas Benny et Désirée, laissez tomber la lecture de ce billet et allez par ici pour faire connaissance.

    "Quand ils sont amoureux, les gens dégringolent à un Q.I. de 72 environ, c'est ma théorie. Assez élevé pour pouvoir aller tous seuls aux toilettes et ne pas se faire arrêter par la police dans la rue, mais trop bas pour qu'on puisse accorder une quelconque confiance dans leur jugement."

    [SPOILER un peu partout dans ce billet] Le résumé, en début de livre permet de se rafraîchir la mémoire. Benny vit donc avec sa cousine Anita, femme au foyer accomplie qui l'aide à la ferme (à s'occuper des vaches laitières) et qui ferait une épouse idéale mais Désirée, celle qu'il croyait être la femme de sa vie et avec qui il est maintenant séparé, veut un bébé à tout prix, et ce dernier ne peut s'empêcher d'y remédier car ses sentiments penchent toujours pour la bibliothécaire, malgré ses défauts et le fait qu'elle rechigne tant aux travaux de la ferme et de la maison. Arriveront-ils à construire quelque chose ensembles?

    Quel suspens! Si j'ai suivi avec entrain la rencontre entre Benny et Désirée, palpité lorsqu'elle est venue s'installer à la ferme et trouvé irrésistible le décalage entre la fille de la ville et le gars de la campagne suédoise, et bien là, j'ai tourné les pages, sans prendre beaucoup de plaisir à lecture. Je n'ai pas retrouvé le mordant de Désirée qui mettait un peu de piment dans Le mec de la tombe d'à côté. Elle paraît résignée, tente de se fondre dans le moule qu'on veut qu'elle occupe, et franchement, ça m'a ennuyée. Je me suis demandée où était passée "Désirée la guerrière". Elle semble avoir été avalée toute crue par la maternité et ses obligations familiales. Navrant.

    Quant à Benny, il est passé maître dans l'art de râler, obsédé par son travail qui le monopolise, d'un machisme... agaçant, on finit par se lasser et ça donne envie de fuir cette vie à la ferme où finalement, il ne se passe pas grand chose de trépidant.

    J'ai donc trouvé cette lecture peu distrayante, les personnages assez fades et la fin vraiment décevante. Je suis passée à côté.

  • Le chemin de Sarasvati

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    Lecture commune avec Soukee et Paikane

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    Claire Ubac

    Médium - L'école des loisirs

    2010

    Autres titres: Le fruit du dragon, Ne sois pas timide

     

    Le chemin de Sarasvati raconte l'histoire d'une fille de dix ans, en Inde du Sud, évoluant dans une société où la naissance d'un bébé fille est une mauvaise nouvelle et où les intouchables sont systématiquement écartés, brimés.

    Isaï, va vivre, passionnée par la musique, les chants que lui a appris sa mère. Elle aura besoin de toutes ses forces pour supporter la méchanceté de sa "Tante cobra" qui ne cesse de la rabaisser, elle et sa famille. Sa mère est malade, son père disparu. Tondue, se faisant passer pour un garçon, elle va rencontrer Murugan. Ils chantent ensembles et naît entre eux, une certaine complicité. Mais, elle lui cache la vérité et finit par partir car sous l'oeil bienveillant de la déesse des Arts, Sarasvati, elle va tenter par tous les moyens de se rendre à Bombay pour retrouver son père. Une folle aventure, au péril de sa vie mais où, peut-être, le bonheur l'attend.

    Un conte de fée indien

    L'histoire est bien construite. J'ai aimé suivre Isaï dans son dangereux périple, sa lutte presque constante pour survivre. Certains passages sont très durs, tristes, émouvants voir révoltants. De ce fait, je me suis vite attachée à son personnage. J'avais envie de savoir ce qui allait se passer dans sa vie, si elle allait retrouver son père...

    Les chapitres sont courts. Je n'ai trouvé aucune longueur, ça se lit vite. Le style est léger, assez direct pouvant plaire aussi bien aux adolescents qu'aux adultes. Bref, c'est bien écrit et agréable à lire.

    On retrouve quelques thématiques propres aux romans indiens: la condition des femmes, des intouchables avec quelques petits clins d'oeil aux divinités indiennes, Sarasvati, Durga, Vichnou.

    Ma seule déception, la fin, que je trouve un peu trop romancée (conte de fée) à mon goût mais ça ne m'a pas empêché de passer un très bon moment.

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     "Un petit souffle de fraicheur en littérature de jeunesse" Esmeraldae

  • Mrs Dalloway

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    Lecture commune organisée par Myrddin avec Jana, Irrégulière, Evertkhorus, Estellecalim,

     

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    Virginia Woolf

    Folio Classique - 1994

    "C'est peut-être le chef-d'œuvre de l'auteur - la plus grande romancière anglaise du XXe siècle."

    Est-ce que je suis passée à côté d'un chef d'oeuvre?

    Je reste pourtant persuadée que toutes les expériences littéraires méritent d'être vécues, qu'elles soient éprouvantes, longues et douloureuses, qu'elles soient dérangeantes, tristes et ennuyeuses mais parfois, même une magnifique écriture, pleine de poésie ne suffit pas à secourir une lectrice égarée, ayant perdu tous ses repères, se demandant si elle apprécie ou non ce qu'elle est en train de lire. C'est assez cruel de ne pas savoir.

    Il y a de quoi culpabiliser, se sentir un peu bête, ignorante et inculte. Pour se rattrapper, on peut toujours dire que que ce n'était pas le bon moment, que l'humeur n'y était pas, qu'il y avait trop de bruit autour et donc aucun moyen de se concentrer sur cette pure merveille de la littérature.  

    Je ne suis pas entièrement convaincue que si les circonstances avaient été différentes, ce roman se serait transformé en coup de coeur mais avec les livres tout est possible.

    "Le roman publié en 1925, raconte la journée d'une femme élégante de Londres (Clarissa Dalloway), en mêlant impressions présentes et souvenirs, personnages surgis du passé, comme un ancien amour (revenu des Indes) ou membres de sa famille et de son entourage". Quatrième de couverture + détails personnels ajoutés en gris

    "Telles sont les visions qui sans trêve viennent flotter à la surface de la réalité des choses, l'accompagner, la masquer de leur visage; subjuguant souvent le voyageur solitaire, annihilant en lui tout sens de la terre, tout désir de revenir, et lui donnant en échange un grand sentiment de paix, comme si (c'est ce qu'il pense en s'avançant dans l'allée forestière) toute cette fureur de vivre était la simplicité même; et que des myriades de choses venaient n'en faire qu'une; et que cette silhouette composée, composée, qu'elle est de ciel et de branches, s'était élevée de la mer agitée (il est âgé, il a maintenant plus de cinquante ans) comme une forme qui serait aspirée, arrachée aux vagues pour répandre de ses mains munificentes la compassion, la compréhension, l'absolution." Page 135

     Jamais un livre n'avait ne m'avait autant malmené. Il y a un côté un peu malsain proche de la folie, qui m'a dérangé et je n'étais pas toujours très à l'aise. Certains apprécieront justement cette atmosphère si particulière.

    C'est vrai que tout s'entremêle: les personnages, le passé, le présent, le réel, les souvenirs, les rêveries, les contemplations, entretenant une certaine confusion. Quand je posais le roman et que je le reprenais un peu plus tard, c'est comme si je n'avais rien lu, impossible de me souvenir de qui ou de quoi on parlait. Une vague impression et rien d'autre.

    Mais mon plus gros problème c'était vraiment l'ennui, devenu de plus en plus profond au fil des pages (320 tout de même avec la préface). Pour être honnête, il ne se passe pas grand chose. On baigne dans une langueur mélancolique, une sorte de torpeur envahissante et par moment, c'est long et pas très plaisant.

    Enfin, j'ai ressenti un peu de plaisir à lire quelques passages à voix haute, l'écriture est sublime et j'aime ressentir la poésie de certaines phrases. J'ai surtout apprécié le début du roman.

    C'est donc une lecture qui est loin de m'avoir laissée indifférente mais je reste perplexe!

    Lu dans le cadre du Challenge Virginia Woolf organisé par Lou.

    Billet de Mango

    Dur dur le challenge!

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  • Challenge à lire et à manger

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    J'avais adoré lire La colère des aubergines de Bulbul Sharma et préparer avec beaucoup de plaisir son gâteau à la carotte. L'envie de recommencer ce genre d'expérience me titillait alors (la bonne excuse) je me suis inscrite au challenge organisé par Chiffonnette.

    lI faut donc "lire un roman culinaire et en adapter une recette"!

    Merci Estellecallim de m'en avoir parlé.

    J'ai donc choisi une Crème à la pomme dans Meurtres à la pomme d'or de Michèle Barrière. C'est une recette assez simple à réaliser. Le poulet au raisin me tente également, alors on verra surtout que je ne sais pas encore si j'aurais le temps de cuisiner pour plusieurs livres mais je trouve l'idée vraiment très sympa.

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  • Dr Fischer de Genève

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    Graham Greene

    Pavillons poche - 2010

    Titre original: Doctor Fischer of Geneva or the Bomb Party

    Alfred Jones tombe amoureux d'Anna-Luise, la fille du millionnaire docteur Fischer, un homme méprisable vivant à Genève, qui réunit des invités, à des dîners où ils se font humilier tout en repartant avec de généreuses récompenses offertes par le docteur lui-même. Jones épouse donc sa fille et le destin l'amène au dernier dîner organisé mais pas pour les mêmes raisons que les autres convives, rongés par la cupidité.

    "Un dîner presque parfait"

    J'ai passé un moment agréable avec ce petit roman de moins de deux cents pages. La lecture est très fluide, les chapitres sont courts et on arrive vite à la dernière page. Il y a du suspense, j'ai attendu chaque dîner avec crainte et impatience.

    On dirait presque "Le Dîner de cons" mais en plus malsain encore. Le personnage du Docteur Fischer est détestable et pourtant, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que pour agir ainsi, il devait être vraiment désespéré et profondément aigri pour être aussi cruel (je suis trop gentille). J'ai aussi pensé que c'était bien fait pour "les crapauds" (page12) invités à ces réceptions et obnubilés par l'argent.

    L'ambiance est assez triste, pesante même par moment.

    D'ailleurs, j'avais élaboré quelques théories assez pessimistes: Le docteur Fischer ferait licencier Jones, il réussirait à détruire leur couple, à les dé-crédibiliser totalement et comme poing final, un des invité lui logerait une balle dans la tête. Propre et efficace!

    Mais, j'ai été surprise par le dénouement, j'avoue  que je ne m'attendais pas à ce que ça se termine de cette manière.

    Ce roman amène aussi de nombreuses questions sur la nature humaine, la cupidité et la cruauté.

    C'est un petit livre sympa à découvrir.

    "Avec ce conte noir et cruel-l'un de ses derniers écrits-Graham Greene dépeint une société corrompue par l'appât du gain. En moraliste désabusé mais combien lucide". Quatrième de couverture

    Merci Anne-Sophie pour cette découverte des réceptions du " torturé" Dr Fisher!