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crème anglaise - Page 3

  • Mrs Dalloway

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    Lecture commune organisée par Myrddin avec Jana, Irrégulière, Evertkhorus, Estellecalim,

     

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    Virginia Woolf

    Folio Classique - 1994

    "C'est peut-être le chef-d'œuvre de l'auteur - la plus grande romancière anglaise du XXe siècle."

    Est-ce que je suis passée à côté d'un chef d'oeuvre?

    Je reste pourtant persuadée que toutes les expériences littéraires méritent d'être vécues, qu'elles soient éprouvantes, longues et douloureuses, qu'elles soient dérangeantes, tristes et ennuyeuses mais parfois, même une magnifique écriture, pleine de poésie ne suffit pas à secourir une lectrice égarée, ayant perdu tous ses repères, se demandant si elle apprécie ou non ce qu'elle est en train de lire. C'est assez cruel de ne pas savoir.

    Il y a de quoi culpabiliser, se sentir un peu bête, ignorante et inculte. Pour se rattrapper, on peut toujours dire que que ce n'était pas le bon moment, que l'humeur n'y était pas, qu'il y avait trop de bruit autour et donc aucun moyen de se concentrer sur cette pure merveille de la littérature.  

    Je ne suis pas entièrement convaincue que si les circonstances avaient été différentes, ce roman se serait transformé en coup de coeur mais avec les livres tout est possible.

    "Le roman publié en 1925, raconte la journée d'une femme élégante de Londres (Clarissa Dalloway), en mêlant impressions présentes et souvenirs, personnages surgis du passé, comme un ancien amour (revenu des Indes) ou membres de sa famille et de son entourage". Quatrième de couverture + détails personnels ajoutés en gris

    "Telles sont les visions qui sans trêve viennent flotter à la surface de la réalité des choses, l'accompagner, la masquer de leur visage; subjuguant souvent le voyageur solitaire, annihilant en lui tout sens de la terre, tout désir de revenir, et lui donnant en échange un grand sentiment de paix, comme si (c'est ce qu'il pense en s'avançant dans l'allée forestière) toute cette fureur de vivre était la simplicité même; et que des myriades de choses venaient n'en faire qu'une; et que cette silhouette composée, composée, qu'elle est de ciel et de branches, s'était élevée de la mer agitée (il est âgé, il a maintenant plus de cinquante ans) comme une forme qui serait aspirée, arrachée aux vagues pour répandre de ses mains munificentes la compassion, la compréhension, l'absolution." Page 135

     Jamais un livre n'avait ne m'avait autant malmené. Il y a un côté un peu malsain proche de la folie, qui m'a dérangé et je n'étais pas toujours très à l'aise. Certains apprécieront justement cette atmosphère si particulière.

    C'est vrai que tout s'entremêle: les personnages, le passé, le présent, le réel, les souvenirs, les rêveries, les contemplations, entretenant une certaine confusion. Quand je posais le roman et que je le reprenais un peu plus tard, c'est comme si je n'avais rien lu, impossible de me souvenir de qui ou de quoi on parlait. Une vague impression et rien d'autre.

    Mais mon plus gros problème c'était vraiment l'ennui, devenu de plus en plus profond au fil des pages (320 tout de même avec la préface). Pour être honnête, il ne se passe pas grand chose. On baigne dans une langueur mélancolique, une sorte de torpeur envahissante et par moment, c'est long et pas très plaisant.

    Enfin, j'ai ressenti un peu de plaisir à lire quelques passages à voix haute, l'écriture est sublime et j'aime ressentir la poésie de certaines phrases. J'ai surtout apprécié le début du roman.

    C'est donc une lecture qui est loin de m'avoir laissée indifférente mais je reste perplexe!

    Lu dans le cadre du Challenge Virginia Woolf organisé par Lou.

    Billet de Mango

    Dur dur le challenge!

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  • Slam

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    Lecture commune organisée avec Lou, Pickwick, Mango, Kikine, DF, La Nymphette,
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    Nick Hornby

    10/18 - 2007

    Sam a quinze ans, sa passion, c'est le Skate, Tony Hawk, son coatch imaginaire: une affiche collée sur le mur de sa chambre. Il vit avec sa mère, sa petite amie Alicia mais un jour, tout bascule. Alicia est enceinte et ce n'est pas grâce à une figure de skate qu'il va résoudre ce genre de problème. Tony Hawk va alors lui jouer un drôle de tour, en l'envoyant dans le futur. Et là, c'est le slam!

    Slam est écrit à la première personne. C'est l'adolescent, quelques années plus tard, qui raconte son expérience. Le style est courant souvent familier. Le "ton ado" peut agacer  mais c'est supportable. Le personnage est doté d'une certaine maturité, même s'il ne le prouve pas à chaque page.

    C'est un roman léger qui se lit vite, sans effort, allongé sur un bain de soleil, bref,  idéal pour les vacances.

    "Ce qui est incroyable, je trouve, c'est qu'on arrive à éviter les emmerdements minute après minute tout au long de la vie sauf pendant, disons, cinq secondes et qu'il suffit de ces cinq secondes pour que tout se casse la gueule où à peu près. C'est dément quand on y pense." page 63

    J'ai parfois trouvé quelques longueurs, des passages un peu surréalistes. J'avais un peu peur que l'histoire parte en vrille, avec la projection du personnage dans le futur mais c'était maîtrisé. Le ton est juste, l'histoire se termine sans fausse note, sans morale.

    Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment. C'est une lecture distrayante, avec de l'humour, une réflexion grave, et légère sur l'adolescence, le fait de devenir parent à cette période cruciale. Je n'avais du tout accroché à la lecture de Vous descendez?. Je suis contente d'avoir découvert ce roman grâce à Lou et Pickwick.

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    Voir d'autres avis sur Slam chez BOB
  • Intuitions

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    Rachel Ward

    Editions Michel Lafon - 2010

    Jeunesse

    Vous pouvez lire les premiers chapitres ici.

    Jem, une adolescente de quinze ans voit la date de mort des personnes dont elle croise le regard. Un peu décalée, elle va se lier d'amitié avec Spider, un adolescent, lui aussi "hors système" avec qui elle va prendre la fuite pour échapper aux autorités, tous deux soupçonnés d'avoir commis un acte terroriste mais les chiffres sont toujours là et menacent de faire basculer une fois de plus la vie de la jeune fille.

    "Les chiffres de la mort"

    Aussitôt reçu, aussitôt lu. Trois jours de lecture.

    Je me suis laissée embarquer par cette histoire un peu dingue, écrite à la première personne, racontant la fuite de ces deux adolescents.

    Les chapitres sont courts et illustrés par des séries de chiffres. La mise en page est agréable, l'histoire accroche, ça se lit vite.

    On ne s'embarrasse pas avec le style, le registre étant parfois très familier. Esprit rebel d'ado es-tu là? Oui, mais ce n'est pas aussi léger que ça y paraît car la mort dans ce roman est parfois inéluctable.

    Les personnages sont attachants, la dose de suspens et d'action tout à fait convenable. Certains ingrédients viennent pimenter l'ensemble et le dénouement réserve bien des surprises.

    Une lecture prenante, j'attends avec impatience la sortie du deuxième tome.

    Est-ce que ça vous tente?

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    Merci à Silvana des éditions Michel Lafon.

    Lael et Esmeraldae ont également lu Intuitions.

  • Challenge Roald Dahl

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    Je me suis laissée tenter par ce nouveau Challenge très sympa organisé par Liyah.

    J'aime bien l'univers de Roald Dahl et j'ai quelques titres dans ma PAL.

    Au programme:

    Fantastique Maître Renard (jeunesse)
    La Potion Magique de Georges Bouillon (jeunesse)

    Déjà lu:



    Fin du Challenge: Le 1er mars 2011
  • Les Hauts de Hurle-Vent

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    1801 en Angleterre, les Hauts de Hurle-Vent est la demeure de Mr Heathcliff. Un homme se présente un soir pour la location d'une partie de son domaine et est hébergé de mauvaise grâce car la neige a recouvert la lande et qu'aucun guide ne peut le raccompagner. Dans la chambre, il découvre un volume contenant quelques détails sur la vie des habitants de cette étrange maisonnée. En plein nuit, il se met à rêver et un fantôme vient troubler son sommeil. Le lendemain, il regagne sa location où sa femme de charge lui conte l'histoire des Hauts. Une histoire d'amour, de vengeance, plus forte que la mort.  
     
    Pour être honnête, je ne pensais pas apprécier ce roman tout droit sorti du grenier de ma grand-mère et arrivé par le plus grand des hasards dans ma PAL. Les préjugés m'éloignent toujours des classiques de la littérature et les années qui passent n'y changent malheureusement pas grand chose. Pourtant, le quatrième de couverture avait toujours éveillé ma curiosité mais je croyais que j'allais m'ennuyer pendant plusieurs semaines, que chaque chapitre serait long, douloureux et que je finirais par abandonner. C'est en tout cas la première impression que j'ai eu car j'ai trouvé les premiers chapitres laborieux à lire. Je ne sais pas ce qui me gênait le plus, entre le rythme, le syle, ou l'histoire elle-même.
     
    Je ne saurais dire à quel moment l'histoire m'a saisie, mais l'esprit de ce roman ne m'a alors plus quitté jusqu'à la fin et après chaque lecture, je ne pouvais m'empêcher d'y penser. Il faut dire que beaucoup d'émotions m'ont sumergée au cours de la lecture. Des émotions très variées allant de la répulsion à la pitié en passant par le dégoût et l'empathie. Et quelle ambiance! Toujours à la frontière du surnaturel. Qu'est-ce que je me sentais bien dans mon lit avec mon plaid polaire, penchée sur mon roman, frissonnant presque par mimétisme ou prenant plaisir à être au coin d'un feu purement fictif, m'attendant à voir surgir un fantôme à chaque page. Enfin, plus l'histoire évoluait et plus j'en appréciais la lecture. J'en garderai un très bon souvenir.

  • Orgueil et préjugé

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    J'ai une fois de plus passé un merveilleux moment en compagnie de la famille Bennet. J'étais étonnée de connaître aussi bien l'histoire mais ça ne m'a pas empêché d'être accrochée au roman comme si je découvrais Mrs Bennet cherchant à ["caser" ses aînées] pour la première fois.

    Dés le début du livre, les choses sont claires: "Il est une vérité universellement admise: c'est qu'un célibataire doté d'une solide fortune a certainement besoin d'une épouse". Je vous laisse le plaisir de (re)découvrir et d'apprécier la suite.

    Il fait maintenant parti de ma bibliothèque. A quand la prochaine relecture?

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    organisé par Fashion

    Rencontre avec Jane Austen - Note du 18 mars 2007medium_Pride_and_Prejudice.jpg

    Un mois jour pour jour. Pride and Prejudice ne m'a pas quittée pendant toute cette période. Dans mon sac, dans mon bain, dans le bus, créant des occasions de lecture dés que possible mais en toute discrétion et avec le peu de temps que j'avais certains jours. J'ai été envoûtée, dominée par mes émotions, j'irais même jusqu'à parler d'un mini-boulversement dans ma manière de ressentir les choses et d'appréhender mes relations avec les autres (wahou! J'écrivais des trucs pareils en 2007, c'est effrayant et je mettais un point d'exclamation à la fin de chaque phrase, je me suis sevrée). Une sensibilité décuplée comme je n'en avais pas connu depuis dix ans au moins. J'avais l'impression d'avoir avalé une fleur bleue (mais je ne m'étais pas encore réconciliée avec mon niveau d'anglais).

    Pour en revenir au roman, j'ai adoré les personnages (le père des filles Bennet dans son monde, la mère un peu écervelée...) leur caractère (la détermination d'Elisabeth, la sottise d'une de ses soeurs...), les dialogues teintés d'ironie et le cadre dans lequel se déroule l'histoire.

    J'avais beaucoup de préjugés avant de lire ce roman. Et je les ai tous perdu très vite. Un livre inoubliable.

    18/02/A peine terminé les nouvelles de Brady Udall, j'ai bondi sur mon exemplaire de Pride and Prejudice prêté par Kat (merci Kat pour cette découverte). Il y a deux semaines encore, il dormait paisiblement mais depuis que j'ai vu le film, je suis obnubilée par l'idée de le lire, de découvrir les romans de Jane Austen et d'écouter la bande-son du film aussi! Je me sens pousser des ailes!

    Je n'ai pas rédigé de résumé. Je trouvais intéressant l'idée de se plonger dans ce roman sans rien savoir (j'étais fainéante aussi à l'époque).

    Pour plus d'informations et  de critiques, suivez ce lien et ceux conseillés par Cuné (dommage, la page demandée n'existe plus)

  • Le Drôle de Noël de Scrooge

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    Le drôle de Noël de scrooge2.jpgA Christmas Carol / Un Chant de Noël - Charles Dickens

    Ebenezer Scrooge est un vieil homme aigri, avare et intolérant qui refuse de fêter Noël et méprise tous ceux qui en ont l'intention, son unique neveu y compris. Rattrapé par l'esprit des Noël passés, présents et futurs, il va progressivement se rendre compte de son égoïsme et tenter de redonner un sens à sa vie en se tournant vers les autres.

    Ce que j'en pense

    J'ai lu ce roman après avoir vu son adaptation au cinéma et découvert l'album tiré du film. Je me garde le texte original pour l'année prochaine. Je me suis quand même bien amusée pendant la lecture même si l'histoire n'était pas inédite. Le style me plaît et certaines tournures de phrases sont exceptionnellement drôles et ironiques. Cela n'engage que moi, évidemment mais le roman commence comme ça:

    "Marley était mort, pour commencer. Là-dessus, pas l'ombre d'un doute. Le registre mortuaire était signé par le pasteur, le clerc, l'entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l'avait signé, et le nom de Scrooge était une garantie en Bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plût d'apposer sa signature. Le vieux Marley était aussi mort qu'un clou de porte. Attention, je ne veux pas dire que je sache par moi-même ce qu'il y a de particulièrement mort dans un clou de porte.[...]"

    Alors si l'année prochaine, vous cherchez l'esprit de Noël, pensez à Scrooge. Un peu de magie ça fait toujours du bien.

    Voir les notes de Pimprenelle, Marie (les Carabistouilles) et Marie (Lectures pêle-mêle).

    Voir aussi l'Album Le Drôle de Noël de Scrooge

  • Les fantômes de Century

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    les fantomes de century.jpgSarah Singleton

    Mercy et Charity sont deux soeurs prisonnières du temps (du XIXème siècle) et du manoir de Century par leur père qui a jeté une malédiction sur l'ensemble du domaine, il y a plus d'un siècle. Désirant retrouver le cours de leur vie, guidées par des fantômes, elles vont remonter dans leur passé, en dénouer les fils et découvrir les raisons de cet enchantement afin de retrouver la liberté et de faire en sorte que le soleil se lève à nouveau sur le manoir.

    Ce que j'en pense

    J'ai vécu une palpitante aventure dans ce manoir lugubre. On ne s'ennuie pas un seul instant. L'ambiance était à la hauteur de mes espérances; du mystére, des fantômes, de la magie avec en fond l'histoire d'une famille. J'ai dévoré ce roman en quelques jours.

    Clarabel a aussi trouvé ce roman passionnant.

    mini citrouille.gif Lecture Halloween