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Romans - Page 4

  • Le Dernier Songe de Lord Scriven

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     Aujourd'hui, je vous emmène à Londres pour résoudre une enquête avec le détective du rêve : Arjuna Banerjee.

    Le dernier songe de Lord Scriven, Eric Senabre, roman

    Eric Senabre

    Didier Jeunesse, 2016

    Dés 12 ans

    En répondant à une annonce d’emploi dans le journal, Christopher Carandini ne s’attendait pas à devoir veiller Arjuna Banerjee, un détective privé aux méthodes peu communes. En effet, celui-ci enquête… en rêvant.
    On leur confie un jour une enquête très corsée : un meurtre à huis-clos. L’élément le plus étrange ? Leur client, Lord Scriven, est la victime elle-même !

    Seulement, cet assassinat amène notre duo à une affaire bien plus large et dangereuse. Une affaire qui est étroitement liée à des puissances mondiales et à Kreuger, un industriel froid et calculateur, que Carandini a déjà rencontré par le passé.
    C’est à cause de lui si sa carrière de journaliste s’est brutalement arrêtée. Il tient peut-être là sa vengeance… [...] Résumé éditeur

    J'ai passé un bon moment au 30 Portobello Road en compagnie de Christopher Carandini, doué pour les déductions et du détective privé indien Arjuna Banerjee, qui enquête grâce à d'étranges rêves lui permettant de mettre en lumière les petits détails lui ayant échappé lorsqu'il était éveillé. Un duo complémentaire, efficace qui fonctionne bien.

    Une petite dose de surnaturel, de l'action, du suspense, des rebondissements, une enquête qui évolue à un bon rythme et un dénouement pour le moins inattendu.

    J'ai apprécié l'originalité du procédé onirique et la personnalité du détective Banerjee. Je lirai avec plaisir d'autres enquêtes.

    "Rien ne serait possible sans votre aide Christopher. Je suis un funambule et vous êtes mon fil. Sans vous, je tombe. "

    Le dernier songe de Lord Scriven, Eric Senabre, roman

     Une aventure bien menée.

    | ***** |

     D'autres blogueurs / blogueuses ont enquêté avec Mr Banerjee : Faelys, Lael, Mya

  • Et je danse, aussi

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    Et je danse aussi, Anne-Laure Bondoux, Jean-Claude Mourlevat, roman, correspondance, mails

    Anne-Laure Bondoux - Jean-Claude Mourlevat

     2015 pour la présente édition France Loisirs

    Un mail comme une bouteille à la mer. D’ordinaire, l’écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d’admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n’est pas une « lectrice comme les autres ». Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu’elle lui a fait parvenir – et qu’il n’ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s’établit qui en dévoile autant qu’elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun… Quatrième de couverture

    La lecture de cette correspondance mail est assez addictive. J'ai tout de suite aimé la complicité entre Pierre-Marie et Adeline, leur manière de se raconter avec plus ou moins de détails.
    C'est drôle, émouvant et ça donne envie d'écrire, de partager une correspondance aussi plaisante, aussi intense.
    On passe d'un mail à l'autre, parfois le destinataire change: un ami de l'écrivain, son éditeur ou sa fille , rythmant les échanges.

    Ensuite, il y a un temps pour les révélations, il va bien falloir ouvrir cette fameuse enveloppe. On se demande ce qui se cache derrière tout ça, si ces échanges étaient sincères. Changement d'ambiance. J'avoue que ça m'a perturbée.
    Tout n'est pas cousu de fil blanc et on finit par comprendre ce qui relie les personnages, au-delà de leur absence, de la souffrance, des mensonges tissés et des non-dits.
    Malgré ce que laisse présager la fin, je ne parviens pas à sortir de ce sentiment un peu triste en tournant la dernière page. 

    | ***** |

     Un roman original, agréable à lire mais pas aussi "feel good" que j'imaginais. 

    D'autres lectrices ont lu cette correspondance mail: Blandine, Clarabel, Noukette, Framboise,

  • La Petite Boulangerie du bout du monde #1

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    Aujourd'hui, on s'arrête à la Petite Boulangerie et on se laisse tenter par un joli pain bien doré, des cinnamon rolls ou autres bagels...

    Les petits pains à la cannelle, La petite boulangerie du bout du monde, Jenny Colgan, roman, pâtisserie

     Jenny Colgan

    Pocket, 2016 pour la présente édition

    Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d’une île des Cornouailles.

    Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?
    Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain.
    Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie…

    La Petite Boulangerie du bout du monde, Jenny Colgan, roman

    Je me suis installée sans difficulté à Mount Polbearne, petite ville de pêcheurs de Cornouaille insulaire, un peu isolée, où Polly tente de refaire sa vie. Un appartement délabré qui ne demande qu'à être arrangé, une propriétaire acariâtre à adoucir, et l'odeur du pain qui cuit, irrésistible, ça donne envie de faire cuire son propre pain.

    L'atmosphère de ce roman est plaisante, avec des personnages sympathiques et attachants, je pense évidemment à Polly, aux pêcheurs, à Huckle et ses abeilles. J'ai suivi avec plaisir les méandres de l'histoire, parfois joyeux ou dramatiques.

    J'ai trouvé la fin du livre un peu moins digeste, la romance plutôt discrète tout au long du roman prend plus de place, c'est parfois prévisible, "feel good" oblige, peu importe, ça fait du bien et ça reste très divertissant! 

    Les recettes à la fin du livre, apportent une petite touche gourmande. J'ai d'ailleurs testé les cinnamon rolls pendant la lecture, delicious!

    | ***** |

    Un moment de lecture agréable et distrayant, à savourer en grignotant du pain tout juste sorti du four.

    Petite parenthèse personnelle, j'ai déjà dû vous dire que mon grand-père était boulanger-pâtissier, et je garde en mémoire ses gâteaux : frangipanes, fraisiers (à la fin de repas de famille qui me semblaient très longs en attendant le dessert), pièces montées (pour de nombreux anniversaires de mon enfance, choux vanille et chocolat, dragées, caramel, et parfois une plateforme en nougatine), Saint-Honoré (avec sa crème délicieuse)... ses croissants, quand j'y allais en vacances.

    Je ne me souviens malheureusement pas de la pâtisserie, j'étais trop petite mais il me reste des photos et le goût des souvenirs.

    Lecture offerte par Lou et gourmandises partagées avec Myrtille, il y a quelques mois.

    D'autres lectrices se sont imprégnées de l'ambiance de la petite boulangerie: Soukee, Fondant, SV Cath, Faelys

    minuit à paris,film,woody allen,paris

    Challenge Feel Good chez Soukee

  • De bons présages

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    Pioché dans ma Pile A Lire après une traversée du désert livresque... On se retrouve donc aujourd'hui à Londres pour sauver le monde, rien que ça!

    De bons présages, Terry Pratchett, Neil Gaiman, roman,

    Terry Pratchett & Neil Gaiman

    J'ai lu, 1990 - 2015 pour la présente édition

    L'Apocalypse aura lieu samedi prochain, après le thé !
    Ainsi en ont décidé, d'un commun accord, les forces du Bien et celles du Mal.
    L'Antéchrist va fêter ses onze ans. Son éducation a été supervisée par un ange, Aziraphale, et un démon, Rampa, résidant sur Terre depuis l'époque de la première pomme.

    Mais voilà, suite à un coup du sort, l'enfant a été échangé à la maternité. Le véritable Antéchrist se nomme Adam et vit dans la banlieue de Londres.
    Et ça, ça change tout !
    Une course contre la montre commence alors pour l'ange et le démon qui, finalement, se disent que la race humaine ne mérite pas son sort... Quatrième de couverture

    J'étais heureuse de retrouver ce que je crois être de l'humour "pratchettien": ces phrases qui me font rire et cogiter à la fois. C'est parfois juste une explication complètement loufoque en bas de page, qui suscite l'amusement.  
    En matière de réflexion, c'est assez riche: le bien et le mal, le sort de notre monde, l'apocalypse, l'ineffable... et ça part parfois dans un sacré délire, drôlement bien maîtrisé.

    London...

    La fin du monde est proche mais on peut quand même s'imprégner un peu de l'ambiance londonienne et de la culture britannique. La Bentley de Rampa roule trop vite pour qu'on puisse profiter du paysage! Malgré tout, on évoque les canards de Saint James's Park, la cafeteria du British Museum, le goût d'Arizaphale pour les éditions originales de Wilde et sa "petite librairie miteuse" dans le quartier de Soho, pour le plaisir des oreilles des titres de Freddie Mercury revisités, et quelques anecdotes sur la circulation londonienne et le fait de pouvoir remonter (ou pas) Oxford Street à 160 km/h.  

    La galerie de personnages est conséquente, certains font de brèves apparitions tandis que d'autres reviennent régulièrement sur le devant de la scène. De mon côté, je me suis particulièrement attachée à Rampa et Aziraphale pour leur humanité en tant que créatures célestes.
    J'aime beaucoup les différentes personnifications: la Mort et les trois autres cavaliers de l'apocalypse et puis Toutou, le molosse infernal m'a beaucoup fait rire. 

    Je me suis régalée avec ce roman du début à la fin avec tous ses rebondissements sataniques, sa fin plutôt bien menée. Les 441 pages ont été dévorées avec grand plaisir.

    | ***** |

    Un moment de lecture très agréable et fort distrayant.

    le mois anglais
    Mosaïque et photos: Hilde

    Le Mois Anglais: Lou & Cryssilda

  • Les Années Douces

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    Les plumes féminines japonaises sont aujourd'hui à l'honneur, c'est l'occasion de vous parler des Années Douces d'Hiromi Kawakami. 

    Les années douces.jpg

    Hiromi Kawakami

    Éditions Philippe Picquier, 2001, 2005 pour la présente édition

    284 pages

    Tsukiko, 37 ans évoque sa rencontre avec un ancien professeur de Japonais. Ils vont se retrouver, de manière informelle et échanger librement, autour d'un repas, d'un verre de saké...

    Trouver les mots justes pour vous parler de ce livre n'est pas si facile. J'avais commencé ce billet en 2014, mais à l'époque, je n'avais pas réussi à me satisfaire de ce que j'avais écrit.

    Hiromi Kawakami sait évoquer avec une grande simplicité ces petits moments en dehors du temps, légers, délicats, en apparence insignifiants. Concrètement, il ne se passe pas grand chose dans ce roman mais l'atmosphère n'est pas déplaisante et devient de plus en plus familière. Je me suis parfois sentie un peu enivrée par cette lecture et pas seulement en raison des effluves de saké.  

    Les chapitres sont assez courts, anecdotiques et essentiellement descriptifs. Tout est lent, peu rythmé. Il y bien sur cette relation entre Tsukiko et le maître (le vieux professeur), ces moments partagés, ces liens invisibles qui se créent au fil du temps, naturels, humains mais jamais déplacés. J’apprécie les réflexions de la jeune femme ainsi que sa perception très sensible des choses.

    Cette lecture me plaît et me touche profondément. 

    Moi, au contraire, je ne suis sans doute toujours pas une "grande personne" digne de ce nom. Quand j'étais à l'école primaire, j'étais très mûre pour mon âge. Mais au fur et à mesure que le temps passait, devenue collégienne, puis lycéenne, j'ai cessé au contraire d'être adulte. Avec les années, j'ai fini par devenir parfaitement puérile. Je suis peut-être d'une nature à ne pas faire bon ménage avec le temps. Page 170

    Une promenade au champignon, un marché, des cerisiers en fleur, des haïkus... C'est agréable à lire, poétique aussi et proche de la nature. On y découvre des éléments de la vie quotidienne et culturelle  du Japon, un peu de gastronomie car les moments des repas sont souvent décrits provoquant une certaine curiosité chez la lectrice ignorant les saveurs de tels plats.

    "Des haricots fermentés au thon, des tiges de lotus frites, et des échalotes au sel, s'il vous plaît!" Page 5

    Ce fut une sorte de baume calmant, apaisant mon esprit un peu agité la semaine dernière.

    | ***** |

    Une belle histoire à savourer, par petite touche.

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    Lou et moi pour Un Mois au Japon

     
     
  • Il y a un robot dans le jardin

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    Je n'ai pas encore trouvé de robot dans mon jardin mais si ça arrive un jour, je ne manquerai pas de vous prévenir.

    Il y a un robot dans le jardin, Deborah Install, roman, robot

     Deborah Install

    Super 8 Éditions, 2017

    352 pages

    " Ben est peut-être en train de laisser passer le train de sa vie. Vivant sur l’héritage de ses parents, il regarde, impuissant, sa femme avocate s’éloigner de lui.

    Et puis, un matin, Ben trouve un robot dans son jardin. Un adorable petit machin de ferraille qui, assis dans l’herbe, contemplant des chevaux, éprouve toutes les peines du monde à expliquer ce qu’il fabrique ici. [...]

    Ben s’embarque [alors] avec Tang dans une quête à travers tout le pays afin de ramener le robot à son propriétaire. [...] "

    Prê(e)s pour un tour du monde improvisé un peu fou, avec un duo improbable, cassé de l'intérieur?
    Départ de l'Angleterre pour les États-Unis, direction le Japon, et la Micronésie avant un retour bien mérité à la maison, ça vous change un homme et un robot! 

    C'est avant tout une histoire d'amitié. L'accent est vraiment mis sur la relation humain-robot, Ben évoluant au contact de Tang et ce dernier révélant peu à peu des capacités un peu spéciales. En toile de fond, la relation entre Ben et Amy et les difficultés d'un homme qui se cherche.

    J'ai beaucoup apprécié tous les passages faisant avancer l'intrigue sur les origines de Tang avec les différents personnages que Ben rencontre, lui fournissant petit à petit des informations, le rapprochant de son but.

    Ce roman suscite peu de réflexions bien que les androïdes soient omniprésents dans le quotidien de Ben et ses proches (cyberchauffeur, androïdes pour diverses fonctions) et que l'expérience de Bollinger fasse froid dans le dos.
    L'auteure précise à la fin du livre qu'elle s'est surtout intéressée à la personnalité et à la psychologie du robot plutôt qu'aux caractéristiques techniques et ça se ressent.
    J'aurais apprécié que ce soit un peu plus détaillé à ce niveau là et qu'il y ait un peu moins de "parler-robot" et de scènes "éducatives" qui certes apportent humour et légèreté mais rendent le fond un peu moins intéressant, de mon point de vue. 

    Un moment de lecture agréable et distrayant.
    Merci à Babelio et aux éditions Super 8 pour cette découverte.

    | ***** |

    minuit à paris,film,woody allen,paris

    Challenge Feel Good chez Soukee

    Si vous aimez les histoires de robots, vous apprécierez peut-être:

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    No Man's Land de Loïc Le Pallec

  • Le Seigneur des Anneaux, II. Les Deux Tours

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    L'an dernier à la même époque, je me plongeais dans le premier tome du Seigneur des Anneaux, il est grand temps de reprendre la quête entamée par Frodon, Sam et l'ensemble de la compagnie.

    Le seigneur des anneaux, les deux tours, tome 2, J.R.R. Tolkien

    J.R.R. Tolkien

    Folio Junior, 2013 pour la présente édition

    Attention Spoiler avec ce résumé

    Ce deuxième tome commence de bien triste manière.
    Retenus prisonniers, Merry et Pipin parviennent à échapper aux orques et rejoignent Sylvebarbe et les Ents.
    Quant à Aragorn, Gimli et Legolas, ils vont retrouver Gandalf et participer à une bataille aux côtés du roi Theoden, au Gouffre de Helm avant de rejoindre l'Isengard et la tour d'Orthanc où se trouve Saroumane mais la menace toujours plus grande oblige Gandalf à partir avec Pippin.
    De leur côté, Frodon et Sam poursuivent leur route vers le Mordor avec Gollum sur leurs traces et de nombreux périls en perspective.

    J'ai à nouveau ressenti le plaisir intense d'être captée par l'Aventure avec un grand A: des batailles, de l'action, une lutte pour le bien qui se poursuit malgré les nombreux dangers. L'univers est riche, immersif, tout y est très détaillé.
    J'ai particulièrement apprécié les belles descriptions de la nature avec les Ents. Une certaine nostalgie s'en dégage, de la tristesse aussi.

    "Les Hobbits s'endormirent au son du doux chant de Bregalad, qui semblait lamenter en nombreuses langues la chute des arbres qu'il avait aimé."

    J'aime aussi les chants elfiques, les légendes évoquées, c'est passionnant, épique. Je suis toujours fascinée par la destinée héroïque des personnages, par leur courage. 

    J'ai passé un très bon moment en Terre du Milieu, vivement la suite!

    Mon seul regret, ne pas m'être procurée le tome 2 aux éditions Christian Bourgois. Choisir l'édition jeunesse pour démarrer la saga était rassurant mais maintenant que je suis bien familiarisée avec les lieux, les personnages, et l'histoire, ça n'a plus d'intérêt et mon exemplaire est décevant (coquilles, passages mal imprimés...).

    Tolkien sur le Livroblog

    -> Bilbo le Hobbit
    -> Lettres du Père Noël
    -> Roverandom (lu en 2015)
    -> Le Seigneur des Anneaux, I. La communauté de l'anneau (2016)

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    Challenge ABC Littératures de L'Imaginaire organisé par Mariejuliet sur Livraddict

  • Le hasard a un goût de cake au chocolat

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    Avant de partir en vacances, je vous propose un roman "feel good" qui j'espère aura un bon goût de chocolat.  Est-ce le hasard qui m'a permis de découvrir ce roman? Le hasard et Babelio!

    Le hasard a un goût de chocolat, Valérie Cohen, roman

    Valérie Cohen

    Éditions Luce Wilquin, 2017

    135 pages

    Une histoire de famille, trois générations de femmes, un cake au chocolat et le destin fruit du hasard ou pas!

    J'ai apprécié ce roman qui insiste sur la magie du quotidien, l'attention qu'on peut prêter aux petits évènements parfois insignifiants de l'existence, aux rencontres, en leur donnant un sens.
    C'est ce que fait Roxanne avec la photo de son arrière-grand-oncle, trouvée par hasard sur un marché. Je crois difficilement au hasard mais pour ce qui est de donner de l'importance à des petits détails du quotidien, je suis championne hors-catégorie!

    Les personnages sont assez attachants, je pense à la tante Adèle qui a rempli le congélateur de cakes au chocolat et veut transmettre quelque chose d'important, à ses deux nièces: Roxanne et Sophie, ces dernières ayant des complications dans leur vie sentimentale, et à Françoise, leur mère anxieuse, à qui a il a indéniablement manqué quelque chose.

    « Mais la mort approche à pas feutrés, elle n'en doute pas. Alors autant qu'elle ait bon goût. » Page 53

    C'est aussi une histoire de goûts: un goût d'absence, un goût de citron confit, un goût d'inachevé. D'ailleurs, on retrouve à chaque fois le titre du chapitre dans le dernier paragraphe, petit procédé amusant, insistant sur chaque saveur, qu'elle soit douce ou amer.

    Petit moment de lecture agréable mais le hasard n'a pas seulement un goût de chocolat, il a aussi un goût d'entourloupe bienveillante! En grande naïve, j'ai été un peu surprise et en tournant la dernière page, l'impression "feel good" s'était un peu évaporée.

      | ***** |

    Une lecture distrayante et assez savoureuse dans l'ensemble.

     

    Merci à Babelio et aux éditions Luce Wilquin pour cette découverte.

    Petit +: La recette du cake est partagée à la fin du livre.

    minuit à paris,film,woody allen,paris

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