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Imaginaires - Page 4

  • L'Océan au bout du chemin

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    Des citations et quelques phrases pour évoquer ce roman, à la tonalité si particulière.

    L'océan au bout du chemin.jpg

    Neil Gaiman
    Au Diable Vauvert, 2014

    documentaire,merveilleux cosmos

    "De retour dans le village de sa jeunesse, dans le Sussex, un homme se remémore les évènements survenus l'année de ses sept ans
    Un suicide dans une voiture volée. L'obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan... " Présentation éditeur

    "J'ai fait d'étranges rêves dans cette maison, cette nuit-là. Je me suis réveillé dans le noir, et je savais seulement qu'un rêve m'avait tellement effrayé que je devais me réveiller ou mourir; pourtant, malgré tous mes efforts, impossible de me souvenir de ce que j'avais rêvé. Ce rêve me hantait: dressé derrière moi, présent et pourtant invisible, comme ma propre nuque, simultanément proche et absente."  p191

    Neil Gaiman a l'art de nous raconter des histoires où le fantastique se glisse par petites touches, où l'horreur s'insinue, créant un sentiment de malaise chez son lecteur ou sa lectrice. Ici, il s'agit d'une histoire autour du monde de l'enfance, un peu comme dans Coraline, entre rêves et cauchemars.


    "J'ai vu le monde que j'avais parcouru depuis ma naissance et j'ai compris combien il était fragile, que la réalité que je connaissais était une fine couche de glaçage sur un grand gâteau d'anniversaire ténébreux qui  grouillait d'asticots, de cauchemars et de faims. " p253

    Je me suis laissée happer par l'histoire, par l'ambiance un peu onirique de ce récit.

    "L'enfance ne me manque pas, mais me manque cette façon que j'avais de prendre plaisir aux petites choses alors même que de plus vastes s'effondraient". p262

    C'est une belle découverte, surprenante et touchante.


    Mois anglais.jpg

    Le mois anglais chez Lou, Titine et Cryssilda

    logo, challenge culture geek, 2015

    Challenge Culture Geek organisé par Sofynet & me

  • Le Château de Walpurgis

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    Walpurgis, c'était il y a un mois environ. Comme vous pouvez le constater, je suis encore dans l'ambiance, je me suis même installée au château. J'y séjournerai jusqu'à Halloween!

    Le château de Walpurgis.jpg

    Philippe Duchateau

    Les Éditions La Bourdonnaye, Collection Imaginaires, 2015

    327 pages

    Une invitation amicale qui tourne au cauchemar...

    Josuan se retrouve contraint et forcé de séjourner au château de Walpurgis.
    Ce qu'il va y découvrir dépasse l'entendement.
    Louisia, la jeune femme rencontrée un peu plus tôt dans la soirée, est elle aussi prisonnière de ces affreux châtelains.

    Parviendront-t-ils à échapper aux projets maléfiques de la Comtesse, aux Gousseleaux et autres dangers avant la grande nuit de Walpurgis, la fameuse nuit des initiés?

    "Un monstre de pierre aux remparts drus, hérissé de meurtrières, protégé par des douves, prêt à contrer l’assaut de hordes de barbares. [...] On eût dit un improbable vaisseau échoué là pour l'éternité immuable." page 55

    J'ai beaucoup apprécié l'ambiance de ce roman, l'arrivée de Josuan au château, se jetant dans la gueule du loup, la découverte des lieux et de ses hôtes terriblement perturbés, ayant probablement sombré dans une forme de folie, avec de très très rares éclairs de lucidités, et peu de contact avec le monde extérieur.
    L'univers est assez original, un peu décalé et déjanté aussi.

    Il m'a fallu un peu de temps pour bien entrer dans l'histoire, peut-être une centaine de pages, jusqu'à certaines révélations, mais après, mon intérêt est resté constant jusqu'au bout.

    "La soirée qu'il venait de vivre flottait comme un vaisseau fantôme dans son esprit." page 194

    L'écriture est soignée, la lecture très agréable, on trouve même une certaine retenue. Pour moi, c'est un gage de qualité. Les sorcières sont réputées pour leurs orgies, alors ça aurait pu prendre une tournure glauque et sordide, ce n'est pas le cas, et tant mieux.

    "Triboulet releva la tête. Ses yeux étincelaient. Son visage bouffi évoquait une malédiction, un mauvais sort qu'un mage farceur lui aurait jeté un soir de déprime." page 176

    On y trouve également un peu d'humour... noir évidemment mais aussi du suspense et quelques scènes d'action.  Ce roman est assez surprenant par bien des aspects et un peu angoissant tout de même.
    L'auteur est  parvenu à semer le doute dans mon esprit sur ce qui se passe vraiment dans cette demeure: Éléments fantastiques ou hallucinations potentielles?
    Mon côté rationnel penche fortement en faveur de la secte, mais qui sait se qui se cache réellement dans la forêt! Finalement, c'est peut-être ça le plus effrayant.

    "Et tel un écueil insensible, le château de Walpurgis menait la garde; des humains s'y activaient, à la croisée des chemins, éphémères créatures aux chimériques desseins, insignifiantes marionnettes à jamais noyées dans l'immensité indifférente d'un univers pétrifié." page 245

    Je lirai le tome 2: La Nuit des initiés, avec grand intérêt, curieuse de découvrir la suite des évènements.

    Merci à Stéphanie et aux Éditions la Bourdonnaye pour ce bon moment de lecture au château.

  • Anthologie Maisons Hantées

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    Aujourd'hui, je vous emmène en visite dans différentes maisons hantées, des lieux maudits, où il ne fait pas bon s'aventurer...

    Âmes sensibles s'abstenir!

    tous les livres sur Babelio.com

    Éditions Luciférine, 2015

    Auteur(e)s: Chris VilhelmRaphaël BoudinQuentin FoureauJérémy BouquinV.F.F. PougetYann IsoardiAntoine TechenetEmmanuel Delporte Mahaut DavenelVincent TassyHélène DucMickaël FeugrayNicolas SaintierFloriane SoulasDavid MonsBruno PochesciJean-Charles Flamion

    Gardons la lumière allumée encore un peu...

    J'aime ces histoires de maisons hantées alors imaginez un peu lorsque j'ai découvert l'existence de cette anthologie! Il fallait que je parte en exploration, que je pousse les portes de ces demeures infernales, à mes risques et périls.

    On minimise les conséquences pour le lecteur ou la lectrice, mais les dommages peuvent être importants.
    Pour commencer, l'imagination travaille, entraînant des difficultés pour trouver le sommeil: un grincement suspect, la porte de la chatière qui se referme, le  bruit de petites pattes sur le plancher.
    Le cœur battant, à l'écoute du moindre bruit, et si ce n'était pas le chat! La trouille peut s’immiscer et transformer nos rêves en cauchemars. Quant aux grincements, c'est la maison qui travaille, ça va de soit!

    Plongeons au cœur de l'horreur...

    Ces histoires, dix-sept en tout, tiennent leurs promesses en matière d'horreur et de détails sordides. La plus glauque, est sans hésiter la dernière du recueil: Dehors il neige, fin du monde et nécrophagie au menu.

    Mais ce n'est peut-être pas le pire, question de point de vue. Lorsque le sexe s'invite dans les récits fantastiques, ça me dérange énormément et c'est le cas ici avec plusieurs nouvelles:

    -> Motel K, une histoire qui ne m'a pas convaincue mais les allusions sexuelles n'y sont pour rien.

    -> Amphytryon, Sida, drogue, viol, c'est tellement descriptif, presque insoutenable à lire avec aucune envie de s'y replonger. J'atteins là mes limites, le plaisir de lire disparaît complètement. Question de sensibilité.

    -> 65 de la rue Bouscarrat, Tournée différemment, celle-ci m'aurait vraiment plu, l'originalité aurait pris le dessus avec cette histoire de fresques.

    -> Annabelle a le mérite d'être drôle, la chute est tellement inattendue. Rire d'horreur, c'est un peu étrange. Je n'ai pas pu m'empêcher de me faire la réflexion.

    Dans l'ensemble,  ces nouvelles se lisent avec facilité, l'écriture est assez soignée. Une seule m'a posé problème, avec un style très familier: Cambrousse Punk.

    J'en profite pour évoquer les illustrations en noir et blanc, qui agrément cette anthologie: une pour chaque récit. J'aime beaucoup.

    Enfin, certaines ambiances m'ont particulièrement plu.

    -> Dans Jeux d'enfants et Kolka, j'ai presque senti un petit courant d'air froid à la fin, c'est bien mené et très efficace.

    -> Le 145 rue Lafayette et La Vénus aux épines m'ont marquée. L’angoisse est au rendez-vous d'abord avec cet hôtel plus vaste qu'il n'y paraît transformé en tombeau, puis avec cette maison ayant servi à un "culte infâme". Je fais une fixation sur les chiots, image traumatisante. 

    -> Dans un autre genre, j'ai beaucoup apprécié Classifié, bien rythmée sur le thème de la sorcellerie, Walpurgis est même évoqué.

    -> Métafiction m'a bien dérangée avec ses filles coincées dans des livres (brrr) et Le Murmure des pierres, me laisse aussi une impression d'étrangeté.

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    Avis funèbre
    J'ai donc trouvé dans ce recueil des histoires plaisantes, déplaisantes, parfois déroutantes, effrayantes (voir carrément flippantes), passionnantes, pas toujours convaincantes, parfois dégoûtantes. Rassurez-vous, j'en ai presque fini avec les rimes en "ante".

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    Tout ne m'a pas plu dans ce recueil mais ça reste quand même une découverte intéressante pour l'amatrice de maisons hantées. Un grand merci à Babelio qui m'a permis de les explorer. 

    Mon sommeil n'a pas été troublé, j'ai pu éteindre la lumière et ignorer les bruits suspects de la maison.

  • Le Palais de Minuit

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    Dans la PAL depuis quelques temps, j'ai décidé de le sortir pour le Mois Espagnol bien que l'histoire se passe en Inde.

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    Carlos Ruiz Zafon

    Mes lectures


    Calcutta, 1916, deux orphelins, des jumeaux: Sheere et Ben, sont séparés dés leur plus jeune âge pour assurer leur survie, et échapper à un démon lancé à leur poursuite.

    Réunis la veille de leur 16 ans, ils devront affronter les ombres du passé, avec l'aide de la Chowdar Society, une société secrète réunissant une bande d'amis de l'orphelinat où à vécu Ben.
    Ils devront ainsi découvrir et tenter de mettre un terme à la malédiction qui pèse sur les deux jeunes gens.

    Il s'agit d'un roman sur l'amitié et l'entraide, avec une intrigue fantastique qui m'a semblé assez captivante. Les personnages sont attachants, relativement doués (comme dans la plupart des romans ado),  l'histoire est bien menée et le point de vue adopté suscite l'intérêt:
    C'est un des membres de cette fameuse Chowdar Society, Ian, devenu adulte, qui nous raconte le souvenir des évènements qui ont eu lieu, les passages concernés sont alors en italique.

    L'atmosphère est assez inquiétante et présente aussi un côté dramatique avec l'accident du train. Beaucoup de flammes dans ce récit, le feu embrase littéralement notre histoire. Les adultes sont peu présents: la grand-mère et le directeur de l'orphelinat occupent des rôles secondaires. Quant au démon, il a un statut un peu à part, incarnant le mal, le côté obscure, si on peut dire.

    Pour finir, je ne suis pas déçue par le dénouement, au contraire, je ne m'attendais pas à ces révélations et je trouve que c'est parfaitement géré, sans pathos, ni exagération.

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    J'ai bien apprécié le style de l'auteur, ses descriptions, c'est un roman agréable à lire et un bon moment de lecture fantastique.

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    Un mois en Espagne avec Sharon

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  • Le Trône de fer: Une saga épique

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    commencée en 2006.

    Tome 1- George R.R Martin

    Un royaume immense, un Trône de fer, de nombreux prétendants, une menace venant du Nord, l’hiver vient…

    "Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du Royaume des Sept Couronnes. Tandis qu'en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le duc Eddard Stark rend paisiblement la justice.

    Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : Le trône est en péril. Stark, qui s'est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L'heure est grave, d'autant qu'au-delà du Mur qui protège le royaume depuis des siècles, d'étranges créatures rôdent...

    Le trône de fer est une saga épique dans la lignée des Rois maudits et d'Excalibur."

    Mon premier roman d'Héroic Fantasy

    Il m'a fallu du temps pour m'habituer aux personnages, aux lieux, à tout cet univers mais une fois dedans, on ne décroche plus.

    Le premier tome du Trône de fer nous introduit progressivement dans ce monde et l'on suit avec passion les aventures des différents personnages.

    Je remercie mon beau-frère, libraire pour cet excellent choix. J'ai adoré les six tomes que j'ai lu jusqu'à maintenant.

    Pourquoi se lancer dans la lecture du Trône de fer?lotte à l'américaine,fantasy,le trône de fer,george r.r martin,littérature

    • Pour connaître tous les détails de l’histoire, les intrigues sont évidemment plus développées dans les romans que dans la série: 15 tomes (pour le moment) de complots, de meurtres, de batailles, de convoitise du pouvoir, d’intrigues politiques et conjugales, qui rythment chaque tome du Trône de fer. 
    •  Pour découvrir une belle galerie de personnages, les différentes familles et maisons auxquels ils appartiennent, les valeurs qui y sont associées, leur histoire et les batailles (parfois personnelles) qu’ils ont engagé. C’est évidemment très dense, on peut s’y perdre avec plaisir et certaines destinées sont captivantes. 
    •   Pour la richesse de cet univers médiéval fantasy: un monde avec sa géographie, ses croyances, son économie, sa population, ses différentes formes de magie, le tout formant un ensemble cohérent, bien ficelé et passionnant. Je suis admirative devant l’œuvre de George R.R. Martin bien qu’elle ne soit pas encore terminée.

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    Des cartes sont présentes  dans presque chaque tome du Trône de fer. Dans certains, on trouve en plus  la carte de Port Réal (la capitale du royaume des Sept Couronnes),  au delà du Mur,  l’univers est vaste et dangereux,  croyez- moi, c’est utile de pouvoir se repérer. 

    • Pour le côté addictif des romans, une fois qu’on a commencé, difficile de s’arrêter. J’ai ouvert mon premier tome en 2006 et huit ans plus tard, l’intérêt est toujours intact.
      La série l’a un peu entretenu et c’était mon choix de faire durer la lecture le plus longtemps possible. Je viens de terminer le onzième tome et j’ai hâte de découvrir la suite.
    • Enfin, pour  profiter des dialogues croustillants de G R.R. Martin et de son style aussi tranchant que la lame de Ned Stark. Voilà un auteur qui n’hésite pas à envoyer ses personnages au bûcher. Certaines scènes resteront à jamais gravées dans les esprits.

    Si vous avez un peu de temps devant vous, lisez Le Trône de fer, je pense que vous ne regretterez pas. La série est éditée chez J’ai lu Fantasy en poche, chez Pygmalion pour le format Broché, en intégrale et en VO.
    De nombreuses adaptations et produits dérivés ont aussi vu le jour: la série d’ HBO, des BD, jeux de rôle, jeux de plateau, figurines…

    logo de la série

    -> J'ai arrêté de rédiger des billets par peur de spoiler pendant pas mal d'années mais en 2013, après la lecture du tome 10, j'ai craqué:

    Le Chaos - 10

    J'ai bien accroché, heureuse de retrouver mes personnages préférés en vie (angoisse: et s'ils étaient morts pendant que je lisais autre chose, il faut dire que les têtes tombent dans cette saga) et un peu inquiète pour ceux et celles qui sont dans des situations délicates. 

    Regarder la série en parallèle ravive mon intérêt et mes souvenirs. Je ne visualisais plus du tout certains personnages avec le temps: Littlefinger, Lord Varys, Le Limier...
    C'est l'inconvénient de laisser autant de temps entre chaque tome et de n'avoir rédigé aucune chronique de blog détaillée (bravo, je me félicite pour cette prouesse).
    Heureusement à l'intérieur du livre, ils ont pensé à tout, ce qui permet de repartir sereinement avec un résumé, le détail des personnages principaux et la carte pour se repérer.

    J'ai toujours peur de me perdre dans Westeros et de finir sauvagement trucidée dans un fourré! Même en invoquant le Dieu noyé des Îles de Fer (on s'y attarde un peu dans ce tome d'ailleurs), je ne suis pas certaine de survivre dans une contrée aussi hostile!

    Comme pour les autres tomes, chaque chapitre correspond à un personnage, alors l'attente se teinte d'anxiété et au bout des 411 pages, on se demande pourquoi l'auteur a coupé ici alors que certains personnages n'ont toujours pas montré le bout de leur nez. Frustration, il n'y a plus qu'à lire le tome suivant. J'ai adoré me remettre dans cette saga et le tome 12 vient de rejoindre ma PAL.

    J'ai préféré "spoiler" mon résumé pour ceux ou celles qui commencent la série.

    Spoiler (cliquez pour lire)

    J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir Arya et Sansa même si elles ne se trouvent pas dans des situations confortables. Je ne sais pas si elles réussiront à se rejoindre ou à retrouver un proche de la famille Stark. Pas de panique, Brienne de Torth est à la recherche de Sansa, on ne peux qu'espérer.
    Du côté Lannister, Lord Twyn a été assassiné, Tyrion fortement suspecté a disparu de l'endroit où il était emprisonné, j'ai hâte de savoir où il est passé celui-là! Connaissant le personnage, il peut être n'importe où!
    Quant à la reine Cersei, elle est de plus en plus odieuse, que ce soit avec Jaime, son oncle ou avec le Roi Tommen. Elle a des raisons d'être à cran, surtout qu'une noce est sur le point d'être célébrée et que la dernière n'a pas été une réussite (exit Roi Joffrey), mais je ne serais pas surprise qu'elle soit raccourcie prochainement!

    <br />Votre correspondante, en direct de Westeros...

    Votre correspondante, en direct de Westeros...

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    Le tome 11 est passé aux oubliettes de la rédaction mais me revoilà en 2015 pour le tome 12: Un festin pour les corbeaux!

    Des destinées encore bousculées, surtout à Port-Réal, l'hiver est là et ça prend aux tripes.

    Certains personnages sont encore absents, l'auteur nous explique pourquoi à la fin de ce tome, c'est toujours un peu frustrant. Il me tarde évidemment de découvrir la suite même si à chaque fois je m'attends au pire.

    J'ai déjà deux morts de trop à mon actif, je les condamne peut-être un peu vite maintenant.
    George prévoit sans doute d'autres coups tordus, pour mettre nos nerfs à vif, alors autant s'y préparer.

    Bonne lecture et à bientôt.


    logo, challenge culture geek, 2015

    Challenge Culture Geek organisé par Sofynet & Hilde

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    Et une série pour le Challenge d'Acr0

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    Billet dans le cadre du Challenge "Les Lieux Imaginaires" d'Arieste et du Challenge Geek.

  • Le sort en est jeté

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     Aujourd'hui, je vous propose un pacte avec le diable avant la grande nuit de Walpurgis.

    Le sort en est jeté.jpg

    Dermot Bolger

    Flammarion - Tribal, 2015

    A partir de 14 ans

    Stradbrook, Irlande, 2009...

    "Joey est un jeune homme que la mort de son père a rendu fragile. Dans son nouveau lycée, il rencontre Aisling, dont il tombe amoureux et Shane qui exerce une emprise malsaine sur lui." Présentation éditeur

    J'ai dévoré ce roman diabolique d'une traite. Pas de gros frissons en ce qui me concerne mais une ambiance assez oppressante, plutôt réussie.

    L'histoire m'a captivée, me rappelant par certains aspects la légende (irlandaise) de Jack O' Lantern (qui jouait lui aussi avec le diable). Ce n'est peut-être pas tout à fait un hasard puisque l'auteur est irlandais, et l'histoire se déroule aussi en Irlande.

    "Thomas jette les dés et les regarde tournoyer lentement dans l'eau. Ils se posent au fond en formant deux six. Il frissonne quand il comprend enfin de quoi les dés sont faits: d'os, et il a bien l'impression que ce pourraient être des os humains." p191-192

    L'écriture est agréable et les personnages assez attachants, avec leurs bons et mauvais côtés. Quant à l'intrigue, elle est assez subtile, l'auteur nous emmène en 1932, dans les années 90, jusqu'en 2009 et réussit à semer le doute dans l'esprit du lecteur.

    Quant à la fin... je dois dire que j'ai toujours un peu de mal avec ce genre de fin qui laisse supposer bien des choses mais je ne suis pas déçue.

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    Merci à Brigitte Gautrand des éditions Flammarion pour cette découverte bien sympathique. Voilà un thriller fantastique qui serait parfait pour Halloween.

    Walpurgis.jpg Marjorie,
    Lou & me

  • Allez les mages!

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    En avant pour une partie de foutetaballe?

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    Terry Pratchett

    Les Annales du Disque-monde

    Tome 33

    Éditions L'Atalante, 2009, 2010

    525 pages

    Les personnages présents: Les mages de l'UI, Mr Daingue, Trev Probable, Glenda, Juliette, le Seigneur Vétérini, Seigneurie

    Les mages de l'UI doivent honorer une vieille tradition et monter une équipe de fouteballe. Moi, j'y connais pas grand chose en fouteballe, ce n'est d'ailleurs pas ma tasse de thé, mais s'il y a des mages, de la tourte et de la bouscule alors je suis partante pour une petite partie.

    Et puis, il y a Mr Daingue, il est bien poli Mr Daingue, trop poli peut-être mais tellement cultivé, je suis sure qu'il pourra donner un coup de main. Trev Probable aussi, malgré qu'il ait promis à sa vieille mère de pas toucher une balle mais après tout, c'est le fils de David Probable, célébrité dans le monde du foutetaballe alors on ne peut pas aller contre son destin mais comme on sait "le naturel revient souvent au canot"...

    J'aime toujours autant ce genre d'humour complètement déjanté, le style inimitable de Terry Pratchett pour nous raconter le fouteballe "façon Disque-monde" avec ses règles tordus, ses personnages farfelus et charismatiques, pas tous promus à un grand avenir footballistiques d'ailleurs, ses supporters et les réflexions parfois philosophiques qui les accompagnent. Tout s'articule vraiment bien. C'est comme ça que je l'aime le foutetaballe! Je suis sans doute passée à côté de quelques références footballistiques, mais j'ai passé un excellent moment de lecture. terry pratchett,allez les mages!,roman,fantasy,humour,fouteballe
    En parallèle, on découvre la cuisine de nuit de l'université, qui cache une vraie beauté: Juliette, et une cuisinière pas vraiment tourte: Glenda qui en prépare pourtant de merveilleuses et se préoccupe de l'avenir de sa jeune protégée. Le mystère autour de Mr Daingue s'épaissit,  un puits de science à lui tout seul avec une âme tellement poétique... L'amour sévit aussi à Ankh-Morpork.

    Bref c'est la partie la plus épique, et la plus drôle à ma connaissance et pas besoin d'être un as du ballon rond pour apprécier. Les rebondissement sont nombreux mais ça ne part part dans tous les sens comme certaines fois où je me suis retrouvée à courir derrière mon imagination pour tenter de recoller les morceaux de l'histoire partie en vrille.

    Est-ce qu'on peut voir dans ce roman une critique de notre société? Du football, c'est sur mais j'y ai très peu pensé pendant ma lecture, certaines subtilités n'ont pas eu d'écho chez moi, mais rien de vraiment dérangeant.

    J'ai passé plusieurs semaines à lire ce roman et je dois dire que j'ai déjà envie de me replonger dans une aventure du Disque-monde.

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    Rendez-vous proposés par Sofynet & Hilde

  • Les profondeurs de la terre

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    Lecture en cours!

    Les profondeurs de la terre.jpeg

    Robert Silverberg

    Le Livre de Poche, 1972

    "Gundersen, qui fut administrateur de la planète Belzagor, séduit par son mystère, revient sur ce monde après son indépendance.

    Il sait que Belzagor détient un secret que personne n'a percé.

    Et il s'enfonce dans la jungle épaisse à la recherche d'un impossible Pays de la Transformation." Présentation éditeur

    Page 54, Arrivée de Gundersen au Poste des serpents: Première impression, je suis surprise par la fluidité de l'écriture, la lecture est agréable, pour l'instant sans complication.
    Gundersen reprend ses marques sur la planète Belzagor, peuplée de Nildoror et de Sulidoror, des créatures intelligentes et encore bien mystérieuses qui ne sont plus dépendantes des humains mais leur rendent encore service, pour les déplacement par exemple. 

    Je reviens dans une cinquantaine de pages. Bon week-end.

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    • Février: Découverte d'un roman de Robert Silverberg
    • Mars: Découverte d'un roman de Ben Aaronovich

    Rendez-vous proposés par Sofynet & Hilde

  • No Man's Land

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    Aujourd'hui, je vous invite dans le No Man's Land de Loïc Le Pallec, à la rencontre des robots, derniers survivants sur Terre.

    no man's land.jpg

    Collection Exprim', vous pouvez lire un extrait sur le site des Éditions Sarbacane, 2013

    + Bande son originale de No Man's Land: Lightbulb 15

     Dés 14 ans

    317 pages

    documentaire,merveilleux cosmos

    Il fallait s'y attendre, notre bonne vieille planète Terre n'a pas supporté tout ce qu'on lui faisait subir et nous, les humains avons disparu. Seuls  les robots ont redémarré, en ayant acquis au passage une certaine autonomie.
    Archi, un robot biblio nous raconte comment la vie s'est organisée avec ses compagnons mécaniques, après "l'incident"!

     J'ai passé un très bon moment de lecture en compagnie des robots, je me suis vite attachée à Archi, Meph, Doc, Domo et à leur petite organisation au quotidien. On découvre leurs réflexions métaphysiques autour de l'autonomie et de leurs nouvelles capacités cognitives. C'est particulièrement intéressant de les voir évoluer, de partager leur questionnement.

    La lecture reste agréable avec des chapitres cours qui s'enchaînent plutôt bien. Je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

    Pas besoin d'être spécialiste en robotique pour apprécier ce roman qui envoie quelques messages forts aux humains, concernant le respect de la planète, notamment mais sans devenir moralisateur. J'ai senti plusieurs pincements, de la surprise et un peu de tristesse aussi. C'est bien mené.

    Enfin pour terminer, je ne peux pas m'empêcher de penser aux films d'animation. Disons que ce serait un mélange entre Robots (Disney) et Wall-E (Pixar), sans le côté enfantin, avec davantage de profondeur et une petite touche originale.

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    Bref, un roman sympathique, intelligent, à mettre entre toutes les mains et pas uniquement celles des adolescents.

    Challenge Culture Geek organisé par Sofynet & Hilde

    logo, challenge culture geek, 2015

  • Zombies, Un horizon de Cendres

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     Aujourd'hui, je sors de terre pour vous proposer un histoire de zombies, lue l'an dernier. Il n'a pas reçu le "Prix de la Cervelle d'Or 2014" mais je me suis laissée embarquer par cette histoire de morts-vivants et de fin du monde.

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    Une couverture que j'aime beaucoup et qui a été transformée en logo par Cornwall pour son Challenge.

    Jean-Pierre Andrevon

    Le Bélial', 2004, 2014 pour la présente édition

    219 pages

    Premier jour : Au loin, il y a votre voisin. Vous lui faites un signe avant de poursuivre votre route. Jusqu’au moment où vous réalisez que le voisin en question est décédé depuis des semaines…

    Troisième jour : Vous ne décollez plus de la télé, qui enchaîne les émissions spéciales. Partout dans le monde les morts se réveillent. Apathiques, ils errent au royaume des vivants…

    Cinquième jour : Paralysé de trouille et de dégoût, vous regardez votre femme serrer dans ses bras, au beau milieu de votre salon, une chose qui, un jour, fut sa mère…

    Huitième jour : Votre femme vous a quitté après que vous avez réduit en cendres l’ignominie qu’elle appelait « maman ». Derrière vos volets cloués, alors que le chien ne cesse de geindre, ils rôdent.

    Neuvième jour : La télé diffuse un reportage au cours duquel on voit une de ces choses dévorer un chat vivant… Ils sont désormais des millions et vous ne vous posez qu’une question : mon monde n’est-il pas désormais le leur ? Présentation éditeur

    "Ils sortent de partout, maintenant [...] Ils tendent les bras vers nous."

    L'ambiance est aussi sombre qu'on peut s'y attendre. Notre narrateur, un homme ordinaire voit peu à peu sa famille et le monde dans lequel il vit, se dissoudre, de l'apparition des non-vivants jusqu'à ce que la ville soit totalement envahie.

    On ne trouve pas beaucoup d'humour dans ce récit qui permet de réfléchir aux conséquences d'une telle invasion, à la nécessité de prendre du recul par rapport aux événements, avec le risque de sombrer dans la folie, lorsque tous les repères disparaissent les uns après les autres. Ce n'est évidemment pas une histoire très joyeuse.

    Je n'ai pas trouvé de longueurs, le style est assez fluide mais l'atmosphère pesante a parfois ralenti mon rythme de lecture. Finalement le lecteur ou la lectrice affronte aussi les évènements d'un roman à sa manière et peut se sentir accablé(e) lorsque tout espoir de survie diminue. Ici, c'est un peu le cas.

    J'ai préféré la première partie (Dehors) où les vivants sont encore libres, à la deuxième (Dedans) qui se passe dans le camp.

    Du suspense, c'est plombant et l'étau se resserre inéluctablement. J'ai d'ailleurs trouvé la fin assez cohérente.

    zombies,zombies un horizon de cendres,jean-pierre andrevon,le bélial'

    C'est un roman qui se lit sans grosse difficulté, ce serait dommage à mon avis de passer à côté, lorsqu'on apprécie les histoires de zombies. On peut peut-être lui reprocher un manque d'originalité. Finalement, tout dépend de ce que vous attendez de ce genre d'histoires.


    Une fois la dernière page tournée, une lecture plus optimiste s'imposait pour moi.

    L'avez-vous lu?


     Zombies Challenge organisé par Cornwall

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    Challenge Culture Geek organisé par Sofynet & Hilde

    logo, challenge culture geek, 2015

  • Lockwood & Co.

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    Ce n'est plus vraiment Noël, je vous emmène aujourd'hui à la chasse aux fantômes, grâce à Babelio.

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    L'Escalier Hurleur  - 1

    Jonathan Stroud

    Albin Michel Wiz, 2013, 2014 pour la présente édition

     443 pages, A partir de 11 ans

    C'est bien connu, les adultes sont moins réceptifs aux manifestations surnaturelles que les enfants et les adolescents. Ces derniers sont donc employés par les agences, pour traquer les esprits, prenant des risques parfois mortels.

    Lucy a un certain Talent pour entendre les fantômes. Après une affaire qui tourne mal, elle finit par rejoindre Londres où elle est recrutée par Lockwood & Co, une agence indépendante dont font partie Anthony Lockwood et Georges Cubbins, deux jeunes garçons au caractère disons singulier.

    Munis de leur rapière, de limaille de fer, et de plusieurs autres accessoires, ils devront élucider les circonstances de la mort d'une jeune femme: Annie Ward, découvrir le mystère du médaillon lui ayant appartenu, tout en affrontant les Visiteurs, une Chambre Rouge, un Escalier Hurleur, l'objectif étant d'atteindre la Source (l'endroit du crime, un objet lié à une mort violente ou qui avait de l'importance, des restes organiques, p54) et  surtout de rester en vie.

    Le manoir de Combe Carey est hanté et ce n'est pas une légende!

    Verdict (Hanté)

    J'ai beaucoup apprécié le récit des aventures de Lucy. L'écriture est fluide, adaptée à de jeunes lecteurs et agréable à lire aussi pour des adultes mais je vous préviens, ici ce sont les enfants et les adolescents qui chassent les fantômes, apprennent à écouter les plaintes des revenants et à lutter contre les esprits vengeurs, la mort ne les épargne pas.

    Ils ont de la maturité, et ne manquent pas de courage mais rien n'est exagéré comme dans certains romans où les personnages se sont transformés en adultes miniatures dotés d'une intelligence supérieure et de super-pouvoirs, ici ce n'est pas le cas et tant mieux.

    D'un autre côté, les adultes sont plutôt antipathiques (la mère de Lucy, l'agent Jacobs, l'inspecteur Barnes, Fairfax), voir quasi-inexistant. Ce n'est pas vraiment gênant.

    J'aime ce genre d'histoire, bien rythmée, avec de l'action de l'humour, et un univers fantastique accrocheur et captivant.
    C'est même assez original et bien mené. Les intrigues surnaturelles ne manquent pas d'intérêt et un autre bon point, à la fin de ce premier tome, l'affaire Annie Ward est close.

    Pour découvrir une nouvelle affaire, il faut maintenant attendre le prochain tome.

    Une très bonne histoire de chasseurs de fantômes, beaucoup de plaisir à la lecture, bien qu'il n'y ait pas eu de frissons.

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