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  • Dans les forêts de Sibérie

    Ce livre m'attirait depuis Noël, mais je n'ai ressenti le besoin de m'isoler dans cette cabane en Sibérie que fin janvier. On est déjà au mois de mars, je n'ai pas vu les semaines passer, le Printemps approche, c'est peut-être le moment d'en sortir.

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    Sylvain Tesson

    Folio, Gallimard, 2014

    Prix Médicis Essai 2011

     Février - Juillet 2010

    Sylvain Tesson a passé six mois dans une cabane en Sibérie. Il nous raconte la vie sauvage, la solitude, nous parle de ses lectures, entre une partie de pêche, quelques pages d'un livre et deux gorgées de vodka. 

    C'est un journal de bord, au rythme particulier, assez lent, chaque journée se ressemblant un peu. J'ai senti assez vite qu'il me faudrait du temps, que je ne pourrais pas le lire d'une traite, enchaîner les journées les unes après les autres. Il m'a donc fallu plusieurs semaines pour le lire, savourer les réflexions de l'auteur et apprécier son écriture, son quotidien, sans m’essouffler.

    Dans l'ensemble ça m'a plutôt fait du bien comme lecture. Je trouve que ce récit donne à la fois envie de se ressourcer et de partir à l'aventure.
    Malgré une ou deux remarques un peu agaçantes en début d'ouvrage (une sur les polars, et une autre que je ne parviens pas à retrouver), l'auteur a attiré ma sympathie, dévoilant ses penchants, ses peines, ses pensées, avec  parfois beaucoup d'humour.
    Certains passages m'ont touchée, d'autres sont simplement beaux, un peu poétiques, d'autres encore font réfléchir aux travers de notre société. La cabane en Sibérie, symbolise une certaine forme de liberté, parfois enviable.

    Je ne lis pas souvent d'essais mais j'ai apprécié cette expérience de lecture et ça me plairait de découvrir d'autres livres de Sylvain Tesson.

    Ce dernier ayant eu un grave accident, je l'ai découvert un peu par hasard après avoir terminé le livre, je souhaitais terminer ce billet en partageant cet article: Sylvain Tesson: "La mort n'a pas voulu de moi".

    En espérant bientôt repartir à l'aventure...

  • La Nuit en vérité

    Un roman arrivé par hasard dans ma boîte au lettre, je n'allais quand même pas le renvoyer!

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    Véronique Olmi

    Le Livre de Poche, 2015

    257 pages

    Enzo Popov est un adolescent d'origine russe. Il vit avec sa mère Liouba, dans un grand appartement où cette dernière est employée en tant que femme de ménage.
    La communication entre les deux est souvent difficile. Enzo aimerait savoir qui est son père, connaître le passé de sa mère et au collège, ça ne se passe pas bien du tout, Enzo étant devenu bouc émissaire mais il se tait, promettant de réussir.

    C'est un roman au rythme lent, assez pesant, avec une construction répétitive. Véronique Olmi s'attarde sur ce qui ne va pas dans ce duo mère-fils, sur les tartines de Nutella qu'Enzo engouffrent, sur son obésité, sur le fait que ce dernier soit la risée de toute sa classe.
    Les jours se succèdent et se ressemblent. Les sujets abordés sont déjà difficiles, s’appesantir rend la lecture laborieuse. J'ai trouvé le temps long.

    Les choses ne s'éclaircissent qu'à la fin. Malgré mes efforts, mon intérêt a fini par décroître bien avant la dernière page. J'ai survolé le dernier passage que je trouve particulièrement confus, où l'histoire familiale se mêle à l'histoire d'un soldat.

    Malgré tout, j'ai été touchée, je ne suis pas insensible, l'auteur arrive à émouvoir avec ses personnages un peu cassés par la vie mais l'écriture ne m'a pas transportée. Question de goût sans doute.

     Merci à Babelio et aux éditions Le Livre de Poche pour ce roman que je ne devais pas recevoir.